Deux planètes – Thierry Bruyère

Thierry Bruyère Deux planètesSort le 12 février 2016

Découvert par le public grâce à la troisième édition de La Voix, Thierry Bruyère lance du nouveau matériel : un EP de quatre titres à saveur pop-folk, avec une réalisation de Navet Confit.

Le mini-album s’annonce plutôt léger, si on se fie à la première chanson, Quand l’avion se pose. Une musique légère et plutôt ensoleillée, trahissant rapidement la touche Navet Confit. Vocalement, Thierry Bruyère est solide, mais ne se démarque pas outre mesure devant la vague d’artistes qui chantent dans le même registre.

L’écoute se poursuit et on a droit à la chanson-titre, Deux planètes, dans un registre plus lent et mélancolique. Sans mettre le doigt sur quoi exactement, il semble que cette chanson s’inspire d’autres artistes du vaste registre du rock alternatif; et un petit quelque chose dans le son rappelle les années 1990. Enfin, cela demeure très efficace!

Par contre, Ici et maintenant laissera des doutes : des petits glitches sont entendus, permettant initialement de se demander si le fichier est endommagé. En réécoutant, on réalise que ces sons désagréables suivent une rythmique particulière et que c’était voulu! Dommage, la chanson est berçante, mais ces bruits ne peuvent pas être ignorés, même après plusieurs écoutes!

Pour boucler la boucle, on finit avec énergie. Nos excuses prend un ton plus revendicateur dans son propos. Vocalement, il joue avec deux timbres de voix. La première chuchote presque et la seconde crie à la façon des Trois Accords. D’ailleurs, la portion «Mon corps est un outil de changement/Mon corps est un objet de changement» n’est pas sans rappeler le refrain de Dans mon corps : «Dans mon corps de jeune fille / Il y a des changements». Ceci étant dit, Nos excuses demeure une bonne façon de finir le EP en force.

Le EP se veut un prélude à un vrai album studio, prévu «prochainement». Sans plus de détails, on peut supposer que Thierry Bruyère aura du matériel neuf à temps pour la saison des festivals. Reste à savoir la direction qu’il prendra; le mini-album s’écoute bien et offre de belles couleurs, mais ne risque pas de marquer les esprits outre mesure. L’auteur-compositeur-interprète devra pousser plus loin s’il souhaite vraiment se démarquer de la masse.

À écouter : Quand l’avion se pose, Deux planètes

7/10

Par Olivier Dénommée

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