We Cut the Night – AaRON

AaRON-We-Cut-The-NightSorti le 18 septembre 2015

On ne vous apprendra rien en vous disant que les Français ont une relation assez particulière avec la musique électronique. Beaucoup d’artistes ont marqué, et continuent à marquer ce genre par leurs idées. Daft Punk marque par ses chansons dansantes et lumineuses, alors que AaRON réussit à créer une expérience similaire, mais avec une musique plus sombre. Le troisième opus du duo, We Cut the Night, est le genre d’album qui se savoure de mieux en mieux avec le temps, et encore mieux quand il fait noir.

Les influences assumées ne surprennent pas : Simon Buret et Olivier Coursier sont fans de Radiohead et de Portishead, mais vont bien plus loin dans la «noirceur» ambiante.

Blouson Noir correspond à nos attentes : une morceau relativement lent, à la longue et subtile construction. Le tout avec une voix grave, mais éthérée à la fois. Lorsque la seconde voix, plus aiguë, entre en jeu, elle offre une espèce d’entre-deux entre Chris Martin (Coldplay) et Dan Reynolds (Imagine Dragons). Pas mal du tout.

L’expérience nocturne se poursuit, et chaque titre semble aussi puissant que le précédent : Invisible Stains, la très dansante The Leftovers (quoique la fin aurait pu être raccourcie un petit peu), Magnetic Road, Shades of Blue, ou encore la lourde chanson-titre We Cut the Night : toutes ont quelque chose d’accrocheur à un moment ou un autre.

Mention très spéciale à Onassis, au refrain rappelant vaguement Illusion de VNV Nation, autre solide chanson du même registre.

Rares sont les chansons qui aurait pu être délaissées. Maybe the Moon et Ride On sont probablement celles qui suscitent le moins d’émotions, du moins musicalement. Sur un album de dix titres, cela reste une très bonne moyenne.

Si le concept d’un album électronique nocturne pourrait sembler banal et sans intérêt pour certains, il faut avouer que ce qu’a fait AaRON avec ce concept est un délice. C’est lourd, mais pas au point d’en être déprimant, et ça réussit même à donner un peu d’énergie lorsqu’on apprécie le style. Une belle surprise à essayer si vous ne connaissiez pas le duo.

À écouter : Blouson Noir, Magnetic Road, Onassis

8,3/10

Par Olivier Dénommée

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