The Great Detachment – Wintersleep

greatdetachmentSort le 4 mars 2016

Le band de indie-rock Wintersleep vient d’Halifax, et existe depuis une quinzaine d’année déjà. Son sixième album, The Great Detachment, arrive après quatre ans et est présenté comme un retour en force du groupe avec des idées fraîches. On mise ici sur des mélodies aériennes et des harmonies vocales très présentes, quoiqu’un peu neutres, «froides».

La première chose qu’on entend dans l’album, c’est Amerika avec une série de coups de caisse claire, suivie d’une ligne de guitare puis de la voix. La forme est très commerciale et passera probablement à la radio, mais n’impressionne pas outre mesure. Santa Fe, juste après, retiendra davantage l’attention avec une énergie bien plus contagieuse. Les points négatifs sont la voix robotisée, et le refrain qui, tout en étant très solide, rappelle trop de choses qui ont déjà été faites (la première association que j’ai faite est avec du The Gaslight Anthem). Quant à Spirit, on dirait une version plus grave d’une chanson de The Vampire Weekend. Et la dernière chanson, Who Are You, a un petit quelque chose rappelant une chanson du groupe québécois Karkwa.

L’album s’écoute bien, mais trop rares sont les chansons qui sortiront vraiment du lot. Même à la première écoute, on a l’impression d’avoir déjà entendu au moins des bouts des pistes. Il y a bien quelques build-up qui se démarquent dans More Than puis Shadowless et Love Lies, mais la seule chanson qui réussit vraiment à se démarquer est Metropolis. Lourde, où l’instrumentation complimente parfaitement la ligne vocale.

La question demeure : est-ce assez pour faire un album qui séduira le public, lui qui ne manque pas d’excellents bands d’indie-rock, surtout ces dernières années? Le groupe existe depuis le début des années 2000, et il semblerait que l’album soit revenu aux «racines» du band. Or, si ce son offrait quelque chose de nouveau voilà 15 ans, tout le monde sonne comme ça aujourd’hui… Le côté mystérieux de la voix garde l’attention pendant quelques chansons, mais on s’y habitue vite et l’effet s’estompe encore plus rapidement.

L’album peine à se distinguer de la masse, ce qui est loin d’être rassurant pour un band qu’on n’a pas entendu depuis quatre ans… Les nostalgiques et les fans du genre pourront évidemment l’apprécier, mais n’y retrouveront aucune surprise notable.

À écouter : Santa Fe, Metropolis, Territory

6,5/10

Par Olivier Dénommée

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