The Devil in Me – Augustine

Augustine DevilSorti le 26 février 2016

Le projet Augustine met de l’avent la voix et les compositions de Mireille Fiset, offrant un folk assez sombre, mais bien dosé. Réalisé par Stéphane Leclerc (associé à DJ Champion, Fanny Bloom et Alice, entre autres), l’opus The Devil in Me met de l’avant des mélodies froides, mais tout de même très accrocheuses.

La chanson-titre est la première à se faire entendre. Une guitare douce et une mélodie berçante marquent ce premier titre, aux harmonies vocales juste assez présentes. L’intensité augmente dans le dernier quart, rendant la chanson encore meilleure. Très bon début!

Cela se poursuit avec Such a Fragile Emissary, qui reste dans le registre sombre, et assez simple dans les orchestrations. Cela permet de rester concentré sur la voix de la chanson, qui a quelque chose d’envoûtant. Une fois de plus, c’est dans la dernière portion que les arrangements se complexifient légèrement, pour se terminer sur un fade out.

Les premières secondes de Bored to Tears laissaient croire que le piano prendra la place de la guitare, mais cela ne prend pas bien long avec que la guitare revienne en force une fois de plus; dommage, cela aurait pu apporter plus de variations entre les chansons, comme on commence déjà à sentir ici une légère redondance. C’est en fait à The Lottery Beyond the Skies que l’on a droit à des arrangements différents, mettant de l’avant les claviers et les cordes. Le son très grave du piano ajoute beaucoup à l’ambiance sombre de la chanson, rappelant par moments une version plus déprimée d’une pièce de Tambour.

Happy mélange deux ambiances : le ton reste sombre, mais les claviers ajoutent une touche rapprochant le tout d’une berceuse. Dans tous les cas, la musique ne correspond pas exactement au titre Happy! En revanche, le ton de Dead Girl, presque fantomatique, est parfait une bonne partie de la chanson. Quant à The Torch, une touche d’électronique se fait entendre, ce surprend un peu. Mais tout s’explique dès que la voix de Charles Lavoie (Dear Criminals) entre en scène dans la seconde moitié.

Mais on garde définitivement le meilleur pour la fin : Little Princess commence tout en douceur, avec un petit quelque chose nous rappelant White Flag de Dido, puis évoluera avec un chœur entier. Une fin très poignante qui finit cet opus avec un petit sourire.

Augustine propose une recette efficace. Sans tomber dans quelque chose de commercial, on remarque bien une forme similaire dans la plupart des chansons, ce qui crée quelques répétitions, surtout dans la première portion de l’album. Heureusement, la seconde moitié de l’album surprend davantage au niveau de l’instrumentation. Pourtant, rien ici n’est surproduit, pour laisser le champ libre à la voix qui arrive presque à créer l’ambiance à elle seule.

Et bien que l’opus soit sorti en hiver, c’est probablement le genre de musique qui s’écoute de façon optimale durant une fraîche soirée d’automne. Cela reste une bonne sortie et une belle découverte d’un band d’ici.

L’album est disponible sur Bandcamp.

À écouter : The Devil in Me, The Lottery Beyond the Skies, Little Princess

8,1/10

Par Olivier Dénommée

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