Danses, Danzas, Dances – Lorraine Desmarais

Cover-10 à 20Sort le 15 avril 2016

La pianiste de jazz Lorraine Desmarais a lancé en 2009 un album en big band, avec le Lorraine Desmarais Big Band, récompensé d’un Félix. Après plusieurs années, elle revient en formation big band pour son douzième album intitulé Danses, Danzas, Dances, mettant de l’avant 10 nouvelles compositions avec pour thématique les danses à travers le monde.

Débutons avec Ultra Triple Swing : le nom nous donne un bon indice du style. L’énergie swing est bien au rendez-vous, avec quelques lignes très vertigineuses des vents, mais on réalise bien vite que ce sont les solos qui prennent le plus de place. Le moment le plus surprenant de ce premier titre : le solo de scat de Muhammad Abdul Al-Khabyyr.

On se transporte à une bossa avec Olivier. Le piano de Lorraine Desmarais occupe ici une place prédominante, dictant le ton au reste de l’orchestre. Sans parler de son solo, juste assez virtuose sans sacrifier sa mélodie. Une des meilleures compos de l’opus (ce qui n’a aucun lien avec le nom, promis).

Les pièces de l’album défilent, et chacune a des danses précises en tête : Reel s’inspire d’un air irlandais en version plus funky, alors que Tango, Bolero Romantico, Reggae Do! et Walzer n’ont pas vraiment besoin de plus de précisions, pour ne nommer que les plus évidentes. C’est avec Samba Para La Corrida que terminera l’album : une pièce rappelant toute la chaleur du Brésil. Et bien que la danse soit présentée comme l’élément central de cet album, il est mentionné que tout n’est pas nécessairement «dansable», comme quoi on ne s’impose aucun compromis ici : on a bel et bien affaire à un album de jazz, et à un très intéressant, soit dit en passant! Rares sont les pièces qui ne semblent pas inspirées, autant dans la composition que l’interprétation. La pianiste a le mérite de s’être entourée de certains des meilleurs musiciens que la scène jazz québécoise avait à offrir, et ça s’entend. Les solos, nombreux, arrivent à mettre tous les talents de l’avant.

Le plus beau, c’est que cet opus arrive à combiner l’énergie des belles années des big bands et celle du jazz contemporain, ce qui devrait arriver à plaire à des audiences variées, même celles les plus réfractaires aux cascades de solos.

À écouter : Olivier, Milonga, Samba Para La Corrida

8,1/10

Par Olivier Dénommée

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