La tête haute – Jonathan Painchaud

Jonathan Painchaud Tête hauteSorti le 15 avril 2016

On se souvient de Jonathan Painchaud, évidemment pour son groupe Okoumé, puis pour ses succès aux sujets souvent tourmentés. Après sept albums, dont quatre en solo, il se laisse enfin inspirer par des sujets plus positifs et lumineux. La tête haute marque ainsi un changement dans l’approche de l’auteur-compositeur-interprète québécois.

Ce huitième opus en carrière passe très vite : les dix nouvelles chansons défilent en à peine plus de 30 minutes. La première, la chanson-titre La tête haute, vient donner le ton à l’album. Une musique à tendance folk, à la mélodie simple et au refrain accrocheur. Painchaud transpire la bonne humeur ici. Cela se confirme avec Belle infirmière.

Après ces premières pistes plutôt énergiques, on migre vers la douceur. Me laisser porter par les vents semble familière, et pour cause : la chanson rappelle vraiment beaucoup la vibe de Octobre des Cowboys fringants. Les lignes d’harmonica sont aussi assez similaires. Enfin, malgré les ressemblances troublantes, cela reste une des meilleures pistes de l’album.

C’était tout juste l’automne sonne exactement comme ce dont je me souvenais des derniers hits de Painchaud : une chanson énergique où il se remémore avec nostalgie son adolescence, même s’il est maintenant dans la quarantaine. La chanson reste accrocheuse, mais il semble que ce thème a été usé par le chanteur.

On appréciera davantage les douces chansons en fin d’opus, comme La reine de ma maison, Plus que la vie elle-même ou la finale Pour une journée au moins, qui visent dans le mille avec un ton plus discret, ou encore l’humour léger de Le quadrupède pétomane. Cette chanson, qui parle des problèmes de gaz de son chien Poyo, aurait pu être une simple blague vers la fin de l’album, mais elle se retrouve en fait en pochette, comme c’est l’animal en question qu’on voit.

Deux parties se distinguent dans cet album : la première moitié est énergique et entraînante, alors que la seconde se limite un peu plus à des airs folk, souvent en formule guitare-voix. Ces dernières chansons sont un peu moins propices à la radio, comme elles n’ont pas la même accroche que le reste de l’album, mais cela permet d’apprécier un Jonathan Painchaud plus dépouillé, ce qui ne se prend pas mal du tout.

La tête haute vient nous confirmer que l’artiste a bel et bien encore quelque chose à dire, et qu’il est encore possible pour lui de se réinventer un peu. L’album plaira à coup sûr aux fans de Painchaud, et pourra peut-être même surprendre des sceptiques.

À écouter : La tête haute, Me laisser porter par les vents, Pour une journée au moins

7,8/10

Par Olivier Dénommée

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