CHRONIQUE : Steve Hill toujours au sommet

IMG_8501Par Olivier Dénommée

Après 25 ans à jouer sur scène, le bluesman Steve Hill a toujours la flamme bien vivante. Sa performance devant un Club Soda plein le jeudi 28 avril dernier en est la preuve, une fois de plus.

C’est peu après 21h30 que les rideaux se sont ouverts pour laisser la place à l’artiste, son set-up et son modeste décor. Il n’avait besoin que de peu : quelques lumières, beaucoup de fumée (parfois, un peu trop!), un gong derrière lui, sa batterie sommaire et, surtout, ses guitares. Maintenant en solo depuis quelques années, la plupart de ses fans savaient déjà à quoi s’attendre, mais il faut admettre qu’à chaque fois, c’est tout un show qu’il donne! Au menu, il a offert l’essentiel de son dernier opus, Solo Recordings Volume 3, mais aussi beaucoup de matériel tiré de ses précédentes sorties, et des reprises à sa façon de légendes du blues.

La formule était très simple : la salle était disposée en format cabaret – après tout, on n’assistait pas à un show rock – ce qui permettait au public d’apprécier le spectacle confortablement assis en sirotant verre. Sur scène, Hill, tout seul, sonnait tout de même solide comme s’il avait deux ou trois musiciens derrière lui. Même en le sachant, c’est toujours impressionnant à le voir jouer avec précision, autant à la guitare, à la batterie et à la voix, sans vraiment s’arrêter. Il a bien pris quelques minutes pour s’adresser à la foule, notamment pour remarquer que cela devait bien faire 12 ans qu’il n’avait pas vu une salle de l’ampleur du Club Soda être aussi pleine. Il en a aussi profité pour lancer un cri du cœur au nom des artistes sur la dure réalité à laquelle ils font face : «Avant, on faisait une tournée pour promouvoir notre album, maintenant on fait un album pour promouvoir notre tournée», a-t-il entre autres dit pour expliquer l’importance pour le public de continuer à se déplacer en grand nombre.
IMG_8550IMG_8491Sa performance s’est achevée à 23h après 1h45 de musique, mais pas sans un long rappel. Steve Hill avait promis «une dernière chanson», mais d’une durée de 15 minutes. Bien qu’on ne l’ait pas chronométré, on peut confirmer qu’il a mis le paquet pour sa grande finale.

Malgré l’énergie de Hill sur scène et la qualité de sa performance, il faut tout de même reconnaître que finir un show à 23h un soir de semaine, c’est parfois risqué. Les gens étaient confortablement assis, au moins, mais quelques membres de l’assistance ont tout de même fini par quitter les lieux avant la fin. Il faut accorder à l’artiste qu’il faut être sacrément bon pour garder tout seul l’attention de plusieurs centaines de personnes pendant 1h45.

Après sa rentrée montréalaise, Steve Hill poursuit sa tournée de la province. Il est possible de suivre ses concerts ici.

Première partie : Whisky Legs

IMG_8485Pour réchauffer la foule au Club Soda, Steve Hill a fait appel à la jeune formation Whisky Legs de Québec : le quatuor blues/soul est en fait venu en duo pour l’occasion, histoire de préparer mentalement le public à une expérience avec un band réduit au minimum. La chanteuse Maude Brochu et le guitariste/batteur Pascal Denis ont livré, pendant une trentaine de minutes, une très belle performance. C’était tout en simplicité mais aussi en intensité, pour le plaisir du public montréalais qui a appris à connaître le band un peu. Au courant de la soirée, il n’était pas rare de voir des spectateurs avec une copie de l’album Basement Confessions entre les mains.

(Photos : Olivier Dénommée)

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