À la vie, à la mort – Nicolas Michaux

Nicolas Michaux À la vie à la mortSorti le 8 avril 2016

Anciennement d’Été 67, le Belge Nicolas Michaux a quitté le groupe pour faire de la musique en solo. Cela l’a amené à s’exiler un an au Danemark, avant de revenir dans son pays natal avec une douzaine de chansons et des influences plein la tête. Son premier album solo, À la vie, à la mort, est né trois ans après son retour, et dix titres ont survécu aux sessions d’enregistrement.

Nouveau départ représente bien l’esprit de l’album, et c’est d’ailleurs le premier titre à être enregistré. On y entend un petit folk discret, avec une voix presque chuchotée, qui s’avérera être une de ses marques de commerce. Michaux y chante en français, mais aussi en anglais. Vient ensuite la chanson-titre À la vie, à la mort, cette fois plus dansante et chargée avec un ton plus pop-rock. Elle ne dure que 3 minutes 15, mais il faut admettre que son crescendo à travers la première moitié de la chanson est vraiment impressionnant.

À chaque chanson, on a l’impression que Nicolas Michaux essaie un style différent, ou presque. Par exemple, Un imposteur et Si tu me laisses m’ont beaucoup rappelé l’esprit de Jimmy Hunt. Les îles désertes cherche, quant à elle, à prendre son temps pendant huit minutes, à travers un rock de plus en plus psychédélique. La brève Le ciel met de l’avant beaucoup de synthés avant de s’interrompre presque subitement après deux minutes, alors que Part of No Part offre une musique festive tout en conservant son côté nonchalant dans la voix. Être deux, qui clôture l’album, y va d’une pop au ton particulièrement sensuel à travers ses synthés et sa drum machine pourtant pas toujours propice à cet esprit.

S’il faut trouver une faiblesse au premier album solo de Nicolas Michaux, c’est certainement ses fins de chansons : il n’est pas rare qu’elles sont très abruptes, laissant souvent un arrière-goût étrange après des chansons pourtant finement construites pendant trois ou quatre minutes.

L’album À la vie, à la mort en est un qui apprend à se savourer au fil des écoutes. Les premières permettent de s’acclimater à sa pop éclectique, mais une fois que c’est fait, un autre monde semble s’ouvrir à nous. On a affaire à un artiste inspiré, qui ne semble se donner aucune limite dans ses explorations musicales et poétiques. On espère qu’il ne prendra pas aussi longtemps avant de sortir du nouveau matériel… c’est quand même long quatre ans pour accoucher d’un album de 25 minutes!

À écouter : Nouveau départ, Si tu me laisses, Être deux

7,8/10

Par Olivier Dénommée

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