Quand le jazz est là : Les coups de cœur de Stanley Péan – Artistes variés

Quand le jazz est làSorti le 27 mai 2014

De toutes les compilations lancées par Radio-Canada ces dernières années, une des plus intéressantes est aisément celle de jazz : Quand le jazz est là recense onze interprétations retenues par la référence en jazz, Stanley Péan, et ses complices. On nous promet des interprétations mémorables d’artistes variés, autant d’ici que d’ailleurs, et c’est exactement ce qu’on nous donne.

Un classique pour commencer. Oliver Jones qui interprète Place Saint-Henri, composée par son ami et mentor Oscar Peterson. Nul besoin de préciser que dans cet enregistrement capté en 1995, Jones était en pleine forme. Vient ensuite la chaleureuse Bossa El Niño de Lorraine Desmarais, autre perle locale.

Les «trouvailles» internationales retiennent aussi l’attention, et avec raison. On a droit à I Beg Your Pardon, jouée par Kyle Eastwood, suivie de New York Tango de Richard Galliano. Cette dernière est facilement la plus sombre de l’album, mais marque justement pour sa puissante lourdeur. Les applaudissements qu’on entend à la fin sont pleinement mérités. On retrouve quelques autres grosses pointures de l’extérieur, dont la Torontoise Carol Welsman, le Palatino Quartet (avec notamment Paolo Fresu) et le Français Baptiste Trottignon.

La vedette locale François Bourassa se retrouve aussi dans la compilation avec sa compo Vequechieun, avec une montée en intensité comme seules les performances live peuvent faire. Enregistrée en 2012, cette performance est la plus jeune du disque, touchant majoritairement à la fin des années 1990 et à la première moitié des années 2000. La Gueuse du vibraphoniste Jean Vanasse et Capers Papers de la saxophoniste Christine Jensen méritent tout autant mention. Pour la finale de la compilation, Stanley Péan nous a réservé une œuvre de feu Sylvain Lelièvre, enregistrée trois mois avant son décès en 2002.

Vraiment, Quand le jazz est là est très près d’avoir un parfait équilibre, offrant un peu de tout, tout en restant dans un registre accessible pour un vaste public. La compilation a la force de s’intéresser aussi bien aux amateurs assumés que pour ceux qui sont moins expérimentés avec le jazz. Évidemment, le fait que ce soit en live a ses petits défauts, essentiellement les applaudissements à la fin qui cassent un peu le rythme. Au moins, l’enregistrement pendant la perfo est généralement impeccable. Sinon, si vous aimez l’ambiance d’un spectacle jazz, vous retrouverez un petit quelque chose qui vous rendra probablement nostalgique de votre spectacle le plus mémorable.

À écouter : Bossa El Niño, New York Tango, La Gueuse

8,3/10

Par Olivier Dénommée

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