IV – Badbadnotgood

badbadnotgoodIVSorti le 8 juillet 2016

Depuis l’opus III paru en 2014, le trio torontois est officiellement devenu un quatuor, continuant à mélanger un jazz moderne à des beats hip-hop et électroniques. Le band s’est forgé un nom en collaborant avec plusieurs grosses pointures, et cela se voit dans les différentes collaborations qui figurent sur l’album.

And That, Too démarre l’album. Par rapport à Triangles sur le précédent album, on s’adoucit beaucoup avec des sonorités qui ont un petit quelque chose qui rappelle la musique électronique des années 1980. Le solo de saxophone nous rappelle finalement qu’on a bel et bien affaire à BBNG. Speaking Gently gagne un peu en intensité, surtout au niveau de la batterie, mais on reste malgré tout dans un registre assez modéré ici.

C’est seulement dès Time Moves Slow que les collaborations affluent. Celle-ci ressemble davantage à une ballade RnB avec le chanteur Sam Herring. Pas désagréable du tout, en fait. Vient ensuite Confessions Pt.II avec Colin Stetson (la première partie se trouve en fait dans l’album III). On a aussi droit à une subtile collaboration avec Kaytranada sur Lavender. Un gros nom pour une piste qui ne se démarque pourtant pas tant que cela.

La pièce IV nous réveille enfin après un début d’album beaucoup trop doux trop longtemps. Bonne nouvelle, c’est aussi la piste la plus longue de l’opus, nous permettant de l’apprécier plus longtemps malgré ses baisses en intensité, surtout vers la fin. Hyssop of Love nous surprend aussi avec le rap de Mick Jenkins et Structure No.3 nous ramène, du moins au début, au bon vieux son de Badbadnotgood.

In Your Eyes, avec Charlotte Day Wilson à la voix, offre à peu près les mêmes qualités que Time Moves Slow. Quant à la finale Cashmere, on a pratiquement droit à une toune d’ascenseur, en à peine plus vivant.

Si vous vous attendez à pouvoir comparer IV à III, détrompez-vous : le groupe a pris une direction tellement différente que seules quelques pistes sont comparables, et celles-ci se trouvent principalement en seconde moitié d’album. BBNG a fait un virage beaucoup plus soft musicalement, voire accessible pour le grand public. Du coup, on a l’impression d’avoir perdu cette couleur qui avait aidé à populariser le groupe deux ans auparavant. L’album, sans être mauvais, ne semble pas s’adresser au même public qui avait aimé le band par le passé, ni même à celui qui l’avait découvert avec Ghostface Killah.

À écouter : IV, Structure No.3, In Your Eyes

7,2/10

Par Olivier Dénommée

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