Animals as Leaders – Animals as Leaders

animals-as-leadersSorti le 28 avril 2009

Issu d’un band de metalcore, le guitariste Tosin Abasi a fondé en 2007 son propre projet, Animals as Leaders. Délaissant le metalcore pour se concentrer vers un métal progressif instrumental, le premier album de Animals as Leaders frappe comme une tonne de briques.

Ce premier album est essentiellement concentré autour d’Abasi qui joue, seul, la guitare et la basse, assisté seulement de Misha Mansoor (de Periphery) pour la programmation de la batterie, la production et le mixage.

L’album démarre «doucement» sur Tempting Time. Une brève intro avant de passer aux choses sérieuses : la guitare de Tosin Abasi est extrêmement chirurgicale, et la musique nous frappe comme un gros bloc. Comme tout band de prog, les ambiances changent régulièrement, mais sans éterniser les compositions : aucune des 12 pistes n’atteint sept minutes.

Et bien que l’opus soit classé métal, on sent que le guitariste ne se donne aucune limite quant à ses influences : il sonne parfois plus rock, et un côté jazz transparaît sur quelques pistes, ce qui n’est pas pour déplaire! On peut d’ailleurs entendre cette variété dans Soraya, On Impulse, Behaving Badly et The Price of Everything and the Value of Nothing.

Dans un registre plus agressif, on retiendra Thoroughly at Home (on se perd un peu dans le mix à un certain moment, tellement il y a des notes partout!), CAFO et Inamorata (tous deux particulièrement lourdes). Juste après viennent deux pièces minimalistes et douces, Point to Point et Modern Meat, qui laissent entrevoir la technique plus classique du guitariste et qui mènent ensuite à la finale, Song of Solomon. Cette dernière revient à l’intensité qui fait déjà la marque de commerce d’Animals as Leaders et finit le tout en beauté.

Malgré le fait que Animals as Leaders soit considéré un band, ce premier album est plus un travail solo de Tosin Abasi qu’autre chose. Le but avoué du projet est de démontrer l’étendue du talent du guitariste, et aucun doute, c’est mission accomplie! La technique, autant dans la musique que dans le mixage, est pratiquement impeccable, et s’écoute très bien encore et encore. Par contre, savoir qu’il n’y a pas vraiment de batteur qui joue enlève une certaine magie à la chose. Il y a une différence de jouer avec la précision d’une machine et mettre une drum machine pour vrai!

Réédition 2015

Une version est parue six ans après la sortie originale, offrant trois titres supplémentaires. Les deux premiers, Wave of Babies (titre original!) et Kalimb se fondent aisément dans l’album et on n’a aucune impression qu’ils ont été ajoutés après. Finalement, Orea (demo), y va d’une ambiance beaucoup plus atmosphérique qui, sans être mauvaise, finit la version sur une note complètement différente.

À écouter : Soraya, On Impulse, The Price of Everything and the Value of Nothing // Bonus : Kalimb

7,8/10

Par Olivier Dénommée

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