Jewel of the Vile – Necromancing the Stone

Necromancing the Stone Jewel of the VileSorti le 5 août 2016

Si le nom Necromancing the Stone est encore peu connu, les membres du quintette métal sont loin d’être des nouveaux venus : on y retrouve John Williams (Brimstone Coven), James Malone (Arsis), Justin Wood (Brimstone Coven), Ryan Williams (anciennement de Black Dahlia Murder) et Jeramie Kling (The Absence), qui forment un projet de heavy metal, fortement teinté de thrash.

Le premier album complet du groupe, Jewel of the Vile, a pour but avoué de faire honneur aux légendes du métal. Et effectivement, quelque chose dans le son nous ramène très vite dans les années 80, âge d’or de ce style. Les premières secondes de Crusher reprend à la perfection la formule d’une solide chanson de heavy metal avec un riff puissant et bien établi avant de laisser la voix entrer en scène. Alors que la musique est un peu plus thrash, la voix prendre une direction plus proche du heavy metal, voire un clin d’œil au power (sans l’étendue aussi assumée dans les aigus).

Le problème, c’est que l’on ne réinvente pas la roue, et que plusieurs des titres suivants n’accrocheront que peu. Bleed for the Night, The Descent et The Old One en font partie.

On retiendra au moins The Siren’s Call (qui semble avoir une touche à la Iron Maiden dans la mélodie), Ritualistic Demise, Unfinished Business, Honor Thy Prophet, From Graves to Infamy (malgré un passage plus death metal dont on se serait bien passé), et la finale The Battle of Morningstar, beaucoup plus mémorables, que ce soit pour la force des mélodies, des riffs ou des solos. Si elles ne sont pas toutes excellentes du début à la fin, elles contiennent au moins des passes très solides qui créent une certaine nostalgie d’une autre époque.

Pas de doute, Necromancing the Stone est formé de vétérans qui ont le métal tatoué sur le cœur. Les gars ne manquent pas d’idées et en ont offert quelques-unes très bien développées. Par contre, en refusant une étiquette, on en appose quand même une, situant le groupe quelque part entre le heavy, le thrash et le power, sans jamais pleinement assumer un genre. Cela nous laisse sur notre faim à quelques occasions, même s’il est louable de ne pas se limiter aux contraintes imposées par un sous-genre. Le band aura certainement l’occasion de préciser le ou les sous-genres de métal qu’il souhaite véritablement exploiter, pour mieux cibler son public.

L’album est notamment disponible sur Bandcamp.

À écouter : The Siren’s Call, Unfinished Business, The Battle of Morningstar

7,3/10

Par Olivier Dénommée

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