Your Wilderness – The Pineapple Thief

Pineapple Thief WildernessSorti le 12 août 2016

Le onzième album du band de prog rock britannique The Pineapple Thief est décrit par le band comme étant son plus ambitieux à ce jour, ajoutant plusieurs sons à l’ensemble déjà très solide. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le groupe formé en 1999 semble avoir atteint un sommet avec Your Wilderness.

La première chose qu’on entend de l’opus, c’est la batterie de Gavin Harrison sur In Exile. Ses beats sont simples, mais ajoutent beaucoup à l’ambiance à la fois planante et tendue. La construction est aussi très efficace, allant jusqu’à un puissant solo de guitare vers la fin. Surprenamment, on a l’impression que cette chanson de 5 minutes aurait pu en durer 8, tellement semble affecter notre perception du temps.

Après une entrée en matière remarquable, No Man’s Land suit, avec une ballade très douce… jusqu’à la seconde moitié où le groupe retrouve sa vraie nature. Tear You Up, juste après, frappe au contraire très fort dans son intro, avant de se modérer un peu. Ses variations, parfois très drastiques, sont néanmoins extrêmement efficaces ici. On finit par avoir une chanson douce du début à la fin avec That Shore, et bien qu’on apprécie énormément le côté très agité de la musique de The Pineapple Thief, il faut lui donner que même dans la douceur, le groupe sait ne jamais tomber dans le quétaine.

Nous sommes seulement à la moitié de l’album, et on a l’impression que chaque chanson qu’on entend pourrait aisément se retrouver parmi les incontournables de l’album : chacune, ou presque a un petit quelque chose de particulièrement accrocheur, qui donne envie de la réécouter en boucle. Cette impression s’estompe un peu vers la fin de l’album, jusqu’à ce qu’on arrive à The Final Thing on My Mind, durant tout près de 10 minutes : vous voulez une construction lente mais parfaitement ficelée? Vous serez servis. Notez que ce n’est pas la dernière chanson : c’est plutôt la lente Where We Stood qui a cet honneur, clôturant le tout avec douceur. Tout en ayant des similitudes aux autres morceaux doux de l’opus, cette finale contient des bouts de mélodie plus sereins mélodiquement, histoire de finir le tout sur une bonne note.

Your Wilderness fait partie des albums qui accrochent l’oreille dès la première écoute… et dont il est difficile de se lasser! Évidemment, il est plus pertinent si on est dans un mood un peu plus sombre, mais peut aussi s’apprécier dans toutes les situations. Un album à sérieusement considérer parmi les meilleurs de 2016.

À écouter : In Exile, Tear You Up, The Final Thing on My Mind

8,6/10

Par Olivier Dénommée

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