Opera Arias – Compositeurs variés

Opera ariasSorti le 24 octobre 2011

Les airs d’opéra font partie intégrante de l’univers de la musique classique. Nombreux sont les compositeurs qui ont écrit des opéras dans leur vie, et encore plus nombreuses sont les interprétations cultes de ces chefs-d’œuvre. Decca et sa collection Virtuoso ont fait paraître une compilation de près d’une vingtaine de titres, mettant de l’avant certains des meilleurs enregistrements d’arias qui ont traversé le temps.

C’est Oh! mio babbino caro, tiré de Gianni Schicchi, qui démarre la compilation. Un air lyrique chanté avec précision par la soprano Renata Tebaldi, ça commence bien les choses. S’ensuit le très connu La donna è mobile de Rigoletto, interprété par nul autre que Pavarotti, et Belle nuit, ô nuit d’amour (des Contes d’Hoffmann), par Joan Sutherland. Vraiment, on frappe fort avec cette compilation.

Évidemment, les Italiens Verdi et Puccini sont très bien représentés sur le disque, ainsi qu’une part respectable réservée à Mozart, mais peu de grands compositeurs semblent avoir été oubliés, sauf peut-être Wagner, qui a probablement été coupé pour des raisons de longueur de pièces. Et si toutes les pièces retenues ici ne sont pas les plus mémorables, il faut reconnaître qu’il y a quelques petits bijoux d’opéra qui devaient, de toute façon, se retrouver sur toute bonne compilation classique. Pensons à Un del di vedremo, le passage archi-connu de Madama Butterfly, à Couplets: «Votre toast, je peux vous le rendre» (plus connu comme l’air du Toréador, de Carmen), au Va, pensiero de Nabucco, à «L’amour est un oiseau rebelle», aussi de Carmen et à «Libiamo ne’lieti calici» de La traviata. C’est le fameux Nessun dorma! interprété par Pavarotti (qui d’autre!) qui a le dernier mot.

S’il faut trouver des défauts à une compilation autrement très solide, mentionnons la qualité d’enregistrement qui fait défaut dans Viens, Malika, … Dôme épais tiré de Lakmé, autrement impeccable dans l’interprétation, et le choix d’un air moins connu que celui de la Reine de la nuit de Die Zauberflöte (on a plutôt droit à «Der Vogelfänger bin ich ja»). Sinon, la compilation contient beaucoup de très bonnes versions qui feront plaisir avant tout aux néophytes, mais qui pourront aussi intéresser certains collectionneurs. Pour un disque d’à peine moins de 80 minutes, il est assez difficile de se tromper en se le procurant!

Vous pouvez écouter des extraits de la compilation ici.

À écouter : La donna è mobile, Belle nuit, ô nuit d’amour, Va, pensiero

8,4/10

Par Olivier Dénommée

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