O Linea – O Linea

o-lineaSort le 23 septembre 2016

Né à Saint-Jean-sur-Richelieu, le groupe indie O Linea a vu passer beaucoup de musiciens, et a expérimenté beaucoup dans sa musique. L’exemple récent de Langage primaire, paru uniquement en 300 copies vinyle en 2015 donne une idée de l’audace que Julien Vézina et sa troupe ont en tête. Cette fois, pour le cinquième opus, homonyme, de la formation, on cherche à ne se classer dans aucun courant précis, laissant les influences des quatre membres guider les enregistrements. On cherche aussi un peu à tester vos repaires, nous assure-t-on.

Casseur de codes nous jette rapidement dans le bain : la musique, juste un peu garage, est évidemment très présente, avec une pointe de rébellion dans le ton. La voix de Vézina, parfois un peu criarde, complimente très bien cet état d’esprit. Cette première chanson donne vraiment le ton à l’album, qui brodera sa musique autour de cette énergie particulière. En fait, cela prendra quelque chansons plus tard pour trouver quelque chose de différent : la cinquième piste, Mon trauma, offrira davantage de variations, ayant des portions plus douces, et un refrain intense et marquant. La somme a les mêmes qualités. Ces deux énergies se marient très bien sur cet album, et ont un résultat souvent plus intéressant que juste un ou juste l’autre. Justement, Plus rien à crier a tenté de rester smooth musicalement tout le long, pour un résultat mitigé. Il faut dire que Julien Vézina n’a pas vraiment changé de ton dans sa voix pour l’occasion. D’ailleurs, je dirais que le peu de variations dans la voix du chanteur serait la principale faiblesse de l’album, comme elle n’offre aucune surprise pour l’auditeur. Un des seuls moments où il a réussi à s’adoucir davantage est dans Tromperie, du moins jusqu’au refrain, où soudainement on a l’impression d’entendre du Staind.

Et, pour conclure l’album, on nous offre Ton printemps, qui commence tout doux, pour mieux créer un imposant build-up. La finale est bonne, mais elle n’accroche pas de la même façon que les chansons au milieu de l’album on pu le faire, ni n’a la même énergie que les premières pistes.

Cet album homonyme de O Linea n’est peut-être pas aussi déstabilisant qu’on aurait pu s’attendre, mais certains auditeurs pourront vouloir prendre le temps de l’écouter plusieurs fois avant de se forger une opinion précise du produit. A priori, cet album plaira avant tout aux amateurs de musique indie qui ont envie d’entendre des mélodies moins chantantes, mais pourtant aussi efficaces d’une chanson pop.

À écouter : Mon traumaLa somme, Tromperie

7,7/10

Par Olivier Dénommée

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