The Madness of Many – Animals as Leaders

animalsasleadersmadnessSorti le 11 novembre 2016

Après des sorties puissantes, dont le déjà incontournable The Joy of Motion en 2014, le quatrième album de Animals as Leaders était particulièrement attendu par les amateurs de métal progressif instrumental. Le trio pouvait-il faire encore mieux qu’avec son précédent album? La barre est haute, et nos attentes encore plus.

Commençons avec Arithmophobia (la phobie des nombres!) : on a droit, après une brève intro, à une musique complexe et très agressive. Une mélodie à la guitare se fait aussi brièvement entendre, mais ce qui nous reste vraiment en tête, c’est le tempo nerveux qu’on peine à suivre pendant six minutes. Après la complexité, on passe à la contagieuse groove de Ectogenesis, qui semble contenir une touche de rétro dans ses sonorités.

Après ces premières pistes, on arrive enfin au son qu’on reconnaît d’Animals as Leaders. Des pistes comme Cognitive Contorsions, Inner Assassins, Private Visions of the World, Backpfeifengesicht, Transcentience et The Glass Bridge nous offrent exactement ce à quoi on pouvait s’attendre, mais souvent avec plus de longueurs que ce à quoi on aurait espéré : les pièces sont trop longues et semblent parfois s’étirer, au détriment de l’expérience globale. Ajoutons aussi l’impressionnante The Brain Dance, qui s’amuse à jouer dans divers registres pendant cette exploration de sept minutes, et la finale Apeirophobia (la peur de l’éternité), qui met de l’avant le côté «classique» des guitaristes.

The Madness of Many est un album très inégal : il commence avec des morceaux très chargés et durs à suivre, puis laisse place à des longueurs avant de revenir au son qu’on lui connaît, avant de finir avec douceur. Ces montagnes russes ne créent pas tout à fait un momentum, au contraire, et risquent d’en rebuter certains qui n’ont pas eu à faire autant d’efforts pour apprécier les dernières sorties studio du trio. Animals as Leaders a dépassé un point ici où il est moins agréable à écouter que l’énergie qu’on a à lui accorder. C’est bien dommage car, si on coupait quelques secondes dans certaines pistes bourrées de longueurs et qu’on refaisait l’ordre des pistes, on aurait probablement eu droit à un album beaucoup plus convaincant.

À écouter : Private Visions of the World, Backpfeifengesicht, Transcentience

7,4/10

Par Olivier Dénommée

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