Submersible – Prince Mychkine

prince-mychkine-submersibleSorti le 25 novembre 2016

Prince Mychkine, c’est le nom du projet de Marc-André Labonté. Submersible, son deuxième album, est beaucoup plus qu’un album, puisque des collaborateurs de différentes disciplines artistiques ont créé autour de cette musique, quelque part entre pop-rock, psychédélisme et shoegaze. Comme il est difficile de critiquer l’ensemble du projet, attardons-nous au moins sur l’album, au centre du vaste projet.

Tout commence avec Dans l’embasse, morceau doux qui semble faire office d’intro au reste de l’album, avant de passer à la jolie (quoiqu’encore un peu lente) Vivianne. En fait, les premiers instants ne lèvent pas trop, mais le crescendo que sait créer Prince Mychkine donne droit à de beaux moments ici, particulièrement dans la dernière minute et demie.

Une série de chansons intitulées Brume apparaissent dans cet album. La première qu’on entend est Brume #3 : soudainement, le rock prend le dessus avec des mélodies énergiques et une instrumentation qui les complimentent très bien. À partir de ce moment, on peut continuer l’écoute de l’album avec une autre oreille, sachant que Prince Mychkine est parfaitement capable de nous rentrer dedans. Pangée, juste après, n’a pas le même mordant rock, mais ses arrangements envoûtants, avec quelques lignes de violon qui complètent bien les guitares, sans parler des voix, rend la chanson mémorable.

L’écoute de l’album Submersible est un peu inégale : on a tantôt droit à des petits chefs-d’œuvre qui nous restent dans la tête instantanément, tantôt à des pistes intéressantes, mais qui peinent à vraiment se démarquer. La chargée Fermoir, l’entraînante et très bien construite Essaie, la puissante Matriochka, sont dans cette première catégorie, mais Brume #9 (marche), Travers (quelqu’un comprend les paroles?), Tousse et la finale Submersible (du moins sa première moitié, qui manque de mordant surtout après plusieurs excellentes chansons juste avant) sont plutôt dans la seconde.

Ainsi, la structure de l’album va comme suit : un début lent qui mène à certains morceaux très forts, suivis de chansons plus faibles pour revenir en force à la fin. Il aurait fallu mettre la chanson-titre plus tôt dans l’album, comme elle brise un peu l’élan final, sinon la courbe est somme toute assez bien respectée. Il faut finalement prendre en compte que l’album n’est qu’un élément de l’univers qu’est Submersible. Pour saisir toutes les subtilités du projet, il faudra voir le spectacle en vrai, pas le choix.

B-Side

Si par chance vous avez la chance d’écouter le B-Side Brume #1, rendez-vous service et faites-le : cette chanson d’un peu plus de six minutes laisse beaucoup de place aux musiciens qui accompagnent Prince Mychkine, créant de belles textures et des mélodies mémorables. J’ai presque envie de dire que c’est la meilleure chanson de l’album, alors qu’elle n’est pas dans toutes les versions… Dommage!

L’album est notamment disponible sur Bandcamp.

À écouter : Brume #3, Essaie, Matriochka

7,4/10

Par Olivier Dénommée

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