Girl Who Got Away – Dido

girl_who_got_awaySorti le 4 mars 2013

La chanteuse anglaise Dido avait connu le succès dès son premier album, No Angel, sorti en 1999. Elle en a sorti d’autres par la suite, mais s’est faite plus discrète après 2008… pour revenir avec un nouvel opus en 2013, son quatrième en carrière. Girl Who Got Away ramène la fameuse voix de la chanteuse, mais incorpore davantage d’éléments électroniques qui changent la dynamique de bien des chansons.

La première piste, No Freedom, tente de répéter le succès de White Flag (sans tout à fait arriver au même résultat) : les deux ont été coécrites par Rick Nowels. La nouvelle chanson prend des airs plus minimalistes dans l’instrumentation, mais on reconnaît la direction de la mélodie, particulièrement plaintive. Ce type de voix sera en fait la marque de commerce de l’essentiel de l’album.

La chanson-titre Girl Who Got Away reprend une formule similaire, bien qu’en seconde portion, on accueille davantage de sons, pour la plupart des synthés. Cette introduction a été faite en douceur, et on se prépare mentalement à ce nouveau son, comme il prendra beaucoup de place par la suite. Par exemple, dans Let Us Move On, on s’inspire du trip-hop et on ajoute un featuring vocal de Kendrick Lamar. Rappelons que l’album est sorti en 2013, soit avant qu’il connaisse le buzz planétaire causé par To Pimp a Butterfly. Visionnaire de la part de Dido? Peut-être un peu. Sinon, le premier vrai bémol de l’album est causé par le début de Blackbird, qui donne un étrange arrière-goût à une chanson autrement incontournable sur l’opus, avec un rythme entraînant et une belle progression. Au moins, End of Night reste dans la même vague, sans segments indésirables.

Sitting on the Roof of the World vient un peu briser cette progression, avec une ballade berçante, pour ensuite revenir à la musique plus chargée de Love to Blame, pas désagréable, mais pas particulièrement mémorable. En fait, on réalise qu’à peu près toutes les grosses chansons se trouvaient en première moitié d’opus. Si l’album s’écoute plutôt bien du début à la fin, on cessera quand même d’être attentif après une vingtaine de minutes. Par contre, pour la toute fin, on se resaisit : la douce Happy New Year aura quelque chose qui réussit un peu à nous hanter, et Loveless Hearts contient un build-up qui sauve littéralement la fin de l’album, et la finale Day Before We Went to War réussira à conclure le tout avec douceur et classe, sans nous endormir. Finalement, c’est seulement le cœur de l’album qui manquait de substance, remarque-t-on.

Pour un album de 43 minutes en 11 pistes, c’est dommage qu’il manque autant d’équilibre. Comme mentionné précédemment, cela n’enlève rien au fait que l’album restera plaisant à écouter même avec ses faiblesses. Il semble tout de même que le son choisi ne vieillisse pas très bien : même quelques petites années après sa sortie, on sent que les segments plus électroniques sont parfois dépassés : il aurait été mieux d’y aller avec une esthétique des années 80 par exemple, comme on cherche à reproduire ses sonorités encore aujourd’hui tellement elle est en fait intemporelle. Au moins, l’essentiel – la voix de Dido – reste toujours bien mise à l’avant.

À écouter : End of Night, Loveless Hearts, Day Before We Went to War

7,4/10

Par Olivier Dénommée

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