Migration – Bonobo

bonobo-migration-album-pack-shotSorti le 13 janvier 2017

Son précédent album studio, The North Borders, avait été une grande réussite, pour bien des fans de la vague downtempo et trip hop : on attendait alors avec impatience un sixième opus pour le producteur anglais Simon Green, connu sous le nom de Bonobo. Nos souhaits ont été exhaussés en début 2017, soit après près de quatre ans, avec Migration.

La question : Bonobo a-t-il toujours la main? Faisons le tour de l’album pour y répondre.

La pièce-titre nous plonge immédiatement dans l’univers ambiant de Bonobo, et le build-up n’est pas complètement étranger à un son de jazz-rock, la couche de sonorités électroniques en plus. On se surprend de voir que cette pièce dure presque 5 minutes 30, tellement elle s’écoute vite. Bref, bonne entrée en matière ici de la part de Simon Green.

L’écoute se poursuit avec Break Apart, en collaboration avec Rhye. On conserve le côté lent et relativement ambiant, ce qui laisse un bon espace pour la voix envoûtante de la chanteuse, qui n’arrive toutefois pas à amener l’œuvre beaucoup plus loin que si la pièce était restée instrumentale. Cette impression semble se confirmer lorsque les pistes suivantes, sans paroles, arrivent à mieux retenir l’attention. L’énergique Outlier, malgré quelques longueurs (elle dure près de 8 minutes), ou encore la berçante, mais majestueuse, Second Sun.

Surface revient en force avec la voix de Nicole Miglis. Celle-ci vient nous hanter davantage que Break Apart, mais tout de même pas tout à fait au même niveau que ce à quoi on nous avait habitués par le passé. Puis viennent des pistes aux influences world, comme Bambro Koyo Ganda ou Kerala, qui se prennent plutôt bien malgré certaines inégalités. Notons aussi Ontario qui a de bons segments en moins de 4 minutes, et la bonne performance vocale de Nick Murphy dans No Reason. C’est pourtant seulement à 7th Sevens qu’on a droit à une autre piste bonne du début à la fin. Elle aurait été parfaite pour mettre fin à l’opus, mais c’est plutôt Figures qu’on retient : la bonne nouvelle, c’est qu’elle contient une belle construction qui fait finalement d’elle un des incontournables de l’album.

L’album de 70 minutes finit, et on ne sait pas trop quoi en penser. Tout l’album s’écoute très bien, chose qui ne surprend pas de l’artiste, mais très peu de pistes sur sortent véritablement du lot. Il y a vraiment une ambiance générale qui est créée ici. Alors que par le passé, les collaborations vocales frappaient très fort, ici les chanteurs se font plus discrets et se mettent au service de la musique, et non le contraire. Finalement, l’album sera moins accrocheur que The North Borders, mais aussi plus constant.

L’album Migration est disponible sur Bandcamp.

À écouter : Migration, Second Sun, 7th Sevens

7,8/10

Par Olivier Dénommée

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