CHRONIQUE : L’Opéra McGill célèbre 60 ans avec Die Fledermaus

die-fledermausPar Audrey-Anne Asselin

C’est dans une direction  brillante et divertissante de Patrick Hensen que l’Opéra McGill nous présentait hier sa version du populaire Die Fledermaus de Johann Strauss Jr. Plongé en plein cœur des années 1920, il m’est impossible de passer sous silence les majestueux costumes créés par Ginette Grenier et décors par Vincent Lefèvre.

Adapté pour le public québécois, nous avons eu l’occasion d’entendre de jeunes espoirs lyriques montréalais, entre autres Anna-Sophie Neher qui nous a livré une prestation digne de ce nom dans le rôle de la pétillante Adele. Que ce soit pour son talent d’actrice ou de chanteuse, la jeune soprano (d’ailleurs finaliste pour l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal) a complètement volé la vedette. Son naturel sur scène était évident en comparaison à ses comparses de jeu qui semblaient plus souvent qu’autrement s’en tenir à la mise en scène «by the book» et m’ont souvent paru moins à l’aise. Je pense entre autres à Paula Berry (Rosalinde) qui, malgré son talent vocal indéniable, manque de fluidité sur scène tout comme son compagnon de jeu Patrick McGill (Gabriel von Eisenstein), qui était manifestement très nerveux et maladroit par moments. Mais somme toute : ils étaient bien divertissants et maniaient le comique avec charme!

Haitham Haidar nous offre un Alfred séducteur, mais très exagéré : j’ai de loin préféré l’entendre chanter des extraits de différents opéras derrière le rideau (comme le requiert le rôle) que de le voir jouer sur scène. Le baryton Jean-Philippe Mc Clish (Doctor Falke) n’a pas un grand rôle dans cet opéra, mais il a su performer de manière juste et de bon goût. La mezzo-soprano Rose Naggar-Tremblay (également finaliste pour l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal) était convaincante en Prince Orlofsky (même si on perdait un peu la voix dans certain passages de ses airs). La voix est magnifique et elle apprivoise bien le rôle travesti.

La production comprend quelques rôles secondaires bien divertissants, notamment Blind (Ciaràn Wooten), Frank (Aaron Murphy), Ida (Charlotte Stewart-Juby), Ivan (Eric Epp) ainsi que Frosch (Paul Winkelmans). Ils constituent davantage des parties parlées que chantées. Le chœur est bien évidemment présent au deuxième acte lors du bal, encore une fois davantage pour sa présence sur la scène en tant qu’invités que pour le chant. Comme le veut la tradition, des invités spéciaux ont fait leur apparition lors de la scène du bal d’Orlosfky, soit quatre anciens étudiants de McGill.

Cette production d’Opéra McGill souligne bien les 60 ans de celle-ci : dans une atmosphère de fête et de comédie. Certainement un événement à aller voir si vous n’avez pas pu y assister encore. Die Fledermaus est présenté pour une dernière fois ce soir le 28 janvier 2017 à 19h30 au Monument-National, un spectacle haut en couleur à ne pas manquer! Vous pouvez vous procurer des billets ici.

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