Les saisons d’être, partie 1 : Carnet d’hiver – Maison Brume

maison-brume-carnet-dhiverSorti le 20 janvier 2017

Maison Brume, le projet planant de Florian Seraul, avait lancé quelque chose en 2013, mais s’était tenu relativement tranquille depuis. Début 2017, il remédie à la situation avec Les saisons d’être, partie 1 : Carnet d’hiver, un EP de 16 minutes qui laisse place, on le comprend assez vite, à la saison froide.

Le projet se veut introspectif, et la musique complimente très bien les textes de Florian Seraul, qui a joué une bonne partie des instruments enregistrés sur le mini-album. Dès les premiers instants de L’âgé, on se met dans cette ambiance froide mais très bien orchestrée, tout en restant dans la légèreté : comme une petite neige qui tombe sur nos oreilles. La section de cordes (et la clarinette) occupent exactement la place qu’il faut, et on croit parfois reconnaître la signature de Simon P. Castonguay (Tambour), participant aux arrangements avec Vincent Yelle.

Dans le cas de L’âgé, la paroles se font plus rares pour laisser place à la musique. Les cœurs obliques prend une toute autre direction, mettant la voix de l’avant et la musique loin derrière. Même si les mélodies s’écoutent bien, on ne peut s’empêcher de trouver que la voix prend trop de place et on passera rapidement à la prochaine piste.

Champs de neige semble offrir un compromis entre les deux chansons précédentes : une pièce lente où les cordes reviennent (quoique discrètement sauf à la fin) et où la voix reste assez présente sans monopoliser l’espace.

La dernière piste, L’éclaircie, finit le tout sur un ton étrange. On s’offre une finale folk, mais avec près d’une minute sans musique, où on entend des bruits de nature et d’oiseaux… probablement pour annoncer la suite qui parlera du printemps, peut-on assumer. Reste que cela brise un peu le mood pour quelqu’un qui l’écoute sans avoir en tête le concept.

Maison Brume gagne constamment en assurance, et c’est beau à entendre sur la plupart des chansons, mais après quatre titres, on a quand même l’impression de rester sur notre faim, surtout qu’on sait qu’on est en droit d’attendre une suite. Après, la question est de savoir combien de temps on peut attendre pour la suite. En espérant que ce ne soit pas encore quatre ans… Quelque chose me dit que c’est avec l’ensemble de Les saisons d’être que l’on pourra dresser un portrait réel du concept que voulait créer Florian Seraul et son équipe.

Le EP est entre autres disponible sur Bandcamp.

À écouter : L’âgé, Champs de neige

7,4/10

Par Olivier Dénommée

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