Filles allégoriques – Bermudes

bermudes-filles-allegoriquesSorti le 5 avril 2016

Comme le triangle qui porte son nom, Bermudes se forme mystérieusement en 2015 avec d’ex-membres de Stéréosaure, Protofiev et Odd Limbs. Le résultat est prometteur : le groupe assure la première partie de plusieurs groupes de musique émergente québécois dont IDALG et Ariel en 2016. Le quatuor œuvre principalement dans le «rock garage dansant» qui s’inspire de la vague «post-punk des années 1970». Dans le cadre de sa participation à la 21e édition des Francouvertes, je vous fais une petite présentation du premier EP du groupe, Filles allégoriques.

La chanson-titre du mini-album ouvre le tout de façon énergique. La première chose qui me saute aux oreilles, c’est le mixage sonore qui sonne un peu weird. C’est juste «trop» parfait, particulièrement au niveau de la voix qui manque cruellement d’humanité et d’émotion, mais aussi des instruments qui sonnent fake. Cela dit, la chanson n’est pas mauvaise et l’atmosphère est électrisante, mais juste comme il faut. Je suis convaincue qu’en show, ça déménage pas à peu près! Je dois dire par contre que ma chanson préférée est la suivante dans la liste : Cinémascope. C’est sans surprise que je l’aperçois, trônant en haut de la liste sur le profil Spotify du groupe. Le riff de guitare est accrocheur tout comme la mélodie, ça groove juste assez, même si la chanson est assez brève avec ses 2 minutes 34. (Les cinq chansons du EP ne dépassent d’ailleurs jamais plus de trois minutes chacune).

Dans La descente, on sent tout de suite des petites lacunes mélodiques qui me semblent davantage dues à un manque d’habileté du chanteur que dans la composition en elle-même. J’ai d’ailleurs relevé ce point à plusieurs reprises lors de mon écoute : il serait donc judicieux de retravailler le tout, et ça ne rendrait les pièces que plus riches. On comprend bien les mots de chaque morceau, même si on n’en saisit pas toujours le sens. C’est le cas par exemple de Troisième œil, dans laquelle le sens des paroles prend vite le bord. Évidemment, quand on joue du rock punk et que la musique est aussi upbeat, le texte devient quelque peu secondaire et c’est pourquoi j’excuse le groupe de ne pas être complètement irréprochable sur ce point.

Bon, j’ai un peu menti tout à l’heure. Parce que la chanson finale, Animal, est absolument excellente et je me dois de la mettre sur un pied d’égalité avec Cinémascope, dont j’ai vanté la splendeur plus haut. Je ne sais pas si c’est l’aspect un peu plus pop qui plaît à ce point à mon oreille, mais j’ai juste le goût de chanter le refrain à tue-tête dans mon salon (refrain qui est d’ailleurs répété à plusieurs reprises, comme quoi ils ont compris eux aussi que ça pognerait!). Elle clôt d’ailleurs très bien (mais beaucoup trop tôt) ce mini-album de cinq chansons seulement.

En faisant abstraction du mixage sonore plus faible, c’est un Bermudes solide que je découvre avec cet EP lancé il y a un peu moins d’un an. Certainement, ils seront à surveiller à l’avenir.

L’album est notamment sur Bandcamp.

À écouter : Cinémascope, Animal

7,8/10

Par Audrey-Anne Asselin

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