Épris dans la glace – Dimoné

Sorti le 24 février 2017

Le Français Dominique Terrieu a choisi l’identité de Dimoné en spectacle. D’un certain âge et assez actif dans son pays d’origine, cela ne fait pas très longtemps qu’il est connu de ce côté de l’Atlantique. En fait, c’est seulement en 2009, avec son passage au Festival international de la chanson de Granby qu’il gagne un peu d’attention… Depuis, il a lancé un EP enregistré au Québec avec Pierre-Philippe Côté (alias Peter Henry Phillips), intitulé Épris dans la glace, juste à temps pour une tournée québécoise où il aspirait se faire découvrir davantage chez nous.

Pour commencer, on découvrir La grande allée, qui a les caractéristiques de la chanson à texte française : la musique est bien orchestrée mais somme toute discrète, pour laisser la priorité à la voix grave de Dimoné. Ses textes, sans particulièrement avoir de sens à nos oreilles, demeurent une agréable poésie. Dans d’autres chansons, comme Lyon, il se permet d’habiles jeux de mots, qui prendront quelques écoutes pour complètement saisir.

Après ce début de EP, on change de ton avec des pièces plus percussives, autant musicalement que dans la ligne vocale, offrant presque une énergie tribale, surtout grâce aux répétitions (même si on abuse un peu de ces répétitions, justement) : Celui qui t’a puni l’a fait, puis Les lignes bougent. On comprend en revanche de moins en moins le sens des mots de Dimoné, ce qui n’est rien de vraiment anormal dans le registre.

Le mini-album se conclura avec une chanson plus douce, où le ton n’est pas excessivement loin d’un Luc De Larochellière, version française. Dans ce cas-ci, on opte pour une finale douce et plutôt mélodique, où on délaisse davantage le spoken word pour assumer des mélodies, mêmes simples.

Dimoné est un vieux routier qui a beaucoup d’expérience derrière lui, et ça s’entend dans le EP Épris dans la glace. Évidemment, il lui reste à véritablement séduire le public québécois, chose qui n’est pas immédiatement acquise avec un style très européen… Même si une équipe québécoise l’a assisté dans l’enregistrement, Dimoné semble resté fidèle à son approche très française  avec des textes vaporeux et souvent répétés pour en accentuer la puissante, souvent au détriment du développement à plein potentiel de sa musique, aussi très intéressante et même plutôt accessible pour nos oreilles. S’il souhaite séduire le Québec, c’est probablement dans cette voie qu’il devrait aller.

À écouter : La grande allée, Indigo

6,9/10

Par Olivier Dénommée

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