The Far Field – Future Islands

Sorti le 7 avril 2017

Basé à Baltimore dans le Maryland, le groupe Future Islands présente The Far Field, son 5e long jeu en carrière. Le titre de l’album s’inspire d’un poème de Theodore Roethke, tout comme le 2e disque In Evening Air, paru en 2010. Associé depuis 2014 avec le label britannique 4AD (surtout associé aux musiques des années 80 et 90), le trio américain offre un produit synthpop alternatif qui nous emmène dans une toute autre époque musicale.

Le tout commence avec Aladdin dans un crescendo laissant peu à peu entendre le synthétiseur, instrument central dans cette musique aux allures rétro. Juste assez rythmé, le morceau reste plutôt neutre et sans nuances marquées. On poursuit avec Time on Her Side, qui accroche déjà davantage avec sa mélodie pop assumée qui ouvre parfaitement la voie au single de ce disque, Ran, exactement le genre de chanson qu’on aime après seulement une écoute. Généreuse dans les percussions et les claviers, la chanson met également en vedette une ligne vocale qui tend vers un rock dansant vivifiant.

Passons ensuite à Cave, certainement l’une des pièces les plus accrocheuses du disque. Le refrain est clairement l’élément le plus attirant du morceau et lui permet de se démarquer parmi les autres pistes. On peut cependant remarquer quelques similitudes entre Cave et Ran, entre autres au niveau de la ligne de batterie qui est pratiquement identique. C’est vraiment North Star qui nous donne un vent de fraîcheur avec des rythmes nouveaux et une ambiance plus funky. Placée en milieu d’album, elle est définitivement plus festive que tout ce qui a été entendu auparavant. Il faudra attendre encore deux chansons avant de retrouver cette même vitalité avec Days Glow Fire.

Le chanteur du trio, Samuel T. Herring, se gâte dans Candles, une pièce qui dégage une sensualité et une groove auquel on ne s’attend pas. Sa voix grungy est mise en valeur dans cet arrangement plus simple qui permet également à William Cashion un peu plus de visibilité à la basse. Il ne faut pas oublier le troisième membre du groupe, Gerrit Welmers qui fait un super travail au niveau des synthétiseurs tout au long de l’opus. On retourne vers des terrains plus connus pour conclure en beauté avec Black Rose, qui ressemble justement un peu trop à ce que l’on connaît déjà du groupe. C’est malheureusement aussi le cas pour Beauty of the Road, Through the Roses, Ancient Water et Shadows qui, au final, ne sont en rien innovantes et se ressemblent toutes même si elles restent d’excellentes chansons.

Il est indéniable que Future Islands produit de la musique accrocheuse et très bien orchestrée. Il serait intéressant de varier davantage les styles entre les différentes pièces car à force d’écoute, on peut se lasser si on a l’impression de jouer en boucle les mêmes chansons encore et encore. Finalement, The Far Field contient quelques petits bijoux qui divisent bien le tout, en faisant un bon album pour quiconque est fan de cette énergie rétro.

À écouter : Ran, Cave, Candles

7,2/10

Par Audrey-Anne Asselin

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