Pure Comedy – Father John Misty

Sorti le 7 avril 2017

De son vrai nom Joshua Michael Tillman, Father John Misty est principalement connu en tant qu’ex-membre de groupes rock indie comme Fleet Foxes et Siberian, et ce, même s’il a entamé une carrière solo il y a plus de 10 ans déjà. Pure Comedy est le 3e opus sous son pseudonyme Father John Misty. On a droit à un album pop rock toute en ballade, porté avec juste assez de douceur et de force.

C’est dans un court brouhaha que débute la chanson-titre Pure Comedy, qui laisse tout d’abord entendre la voix seule de FJM accompagnée du piano. On se retrouve dans un univers nostalgique qui n’a rien à voir avec ce qu’évoque le titre de la pièce. Graduellement, les autres instruments s’ajoutent et l’intensité monte d’un cran pour finalement s’éteindre délicatement en fin de morceau. On passe de la ballade au pop rock assez rapidement avec Total Entertainment Forever, qui, même si elle donne l’impression d’être plus rythmée au départ, reste quand même plutôt tranquille. C’est sans doute dû au fait que la pièce suivante, Things It Would Have Been Helpful to Know Before the Revolution, nous ramène directement dans l’atmosphère de la première piste, signe qu’il ne faut pas trop s’énerver encore. Il faut se concentrer particulièrement sur le sens des mots de l’auteur-compositeur-interprète, qui frappent fort dans cette musique si bien construite avec l’aide des cuivres. La chanson suivante, Ballad of the Dying Man, nous offre encore une fois une touche sentimentale, sans être trop lourde. C’est d’ailleurs la force de Father John Misty : sa musique n’est dans l’ensemble pas très énergique, mais on n’a jamais l’impression de s’écraser.

Passons ensuite à Leaving LA, qui se démarque particulièrement par sa longueur (13 min 42), mais surtout par sa mélodie étoffée montrant l’étonnante puissance vocale du chanteur, qui restait jusque-là assez discrète. L’accompagnement aux cordes apporte une belle couleur à la chanson qui vous donnera des frissons. Dans le même registre, God of Love Returns There’ll Be Hell to Pay perpétue l’idée tout en amenant des accents plus pop. On peut y entendre de très beaux chœurs qui donnent un charme tout à fait unique à la chanson devenue instantanément plus poignante.

On s’amuse légèrement avec le synthétiseur dans Two Wildly Different Perspectives qui, outre ce petit changement, cadre quand même bien avec le reste du disque.  Il est plutôt surprenant d’entendre des intonations country à la guitare dans cet opus pop rock assez défini, mais c’est pourtant le cas de So I’m Growing Old on Magic Mountain. Il s’agit encore une fois d’une ballade, mais celle-ci semble cependant un peu longue : ça manque de build-up musicalement et ça tombe à plat. Une belle ambiance s’installe au début d’In Twenty Years or So, dernière pièce du disque. On finit malheureusement par se lasser à cause de sa ligne de batterie très semblable au morceau précédent qui n’amène aucun changement.

Très peu de chansons sur cet album sont décevantes; en fait, aucune ne l’est vraiment. Certes, il y en a de moins remarquable que d’autres, mais ce n’est pas assez pour rabaisser la qualité du projet. Father John Misty offre une musique planante et relaxante avec Pure Comedy, une musique absolument parfaite pour les journées de pluie qui arrivent immanquablement avec le printemps.

À écouter: Pure Comedy, Leaving LA, When the God of Love Returns There’ll Be Hell to Pay

7,8/10

Par Audrey-Anne Asselin

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