CHRONIQUE : Des demi-finales de haut calibre aux Francouvertes

Lydia Képinski / Photo : Jean-François LeBlanc

Par Audrey-Anne Asselin

C’est lundi 17 avril que débutait la deuxième étape de ces Francouvertes. Les demi-finales ont en effet couronné mercredi soir trois finalistes qui se disputeront la première position du concours le 8 mai prochain au Club Soda, au terme de plus de 8 semaines d’attente.

Des ex originaux

Benoît Paradis Trio a su ouvrir la première soirée de demi-finale tout en humour, soulignant au passage le retour de Jésus parmi nous en ce lundi de Pâques. Son jazz tout en finesse a séduit autant que sa poésie loufoque rappelant parfois Georges Brassens. Le lendemain, c’est Simon Kingsbury qui agissait à titre d’ex invité dans une prestation apaisante et planante, grandement appréciée par l’audience. C’est finalement Deux Pouilles en Cavale qui clôturait la série « J’aime mes ex » dans une présentation survoltée, quoique cacophonique. Le duo (en trio mercredi) est par contre vraiment attachant et gagne bien son public.

Benoit Paradis Trio / Photo : Olivier Dénommée

Les Louanges prend l’avance

Dès la première soirée, on a senti que Vincent Roberge, alias Les Louanges, n’allait pas passer inaperçu. Il a livré une performance impeccable, alliant avec justesse cet humour naturel qu’il a lors de ses interventions mais aussi toute la force de ses interprétations. Il s’impose sur scène comme un rockeur et s’est mérité la première position du palmarès. Mentionnons tout de même une magnifique MCC, encore plus solide qu’en préliminaires, très à l’aise sur scène. Au final, elle ne semble juste pas assez «weird» pour se démarquer dans ce genre de concours, ce qui ne nous empêchera pas de la suivre de près dans les années à suivre. C’est finalement le band de rock garage Vulvets qui terminait la soirée avec le très peu de délicatesse qu’on lui connaît. L’énergie des filles était inégale et on sentait quelques malaises par-ci par-là. Les variations de style entre les différentes pièces sont cependant intéressantes et, au final, c’est quand même cool de voir un band entièrement féminin sur les planches (même si ça n’excuse pas tout).

Les Louanges / Photo : Olivier Dénommée

Les femmes s’imposent

Lors de sa première prestation, Laurence-Anne avait semblé froide face au public et les interventions du light saber inutiles avaient un peu affaibli le niveau de sa performance. C’est clairement le contraire qui s’est produit mardi soir, où la musicienne a été chaleureuse et semblait comblée de pouvoir performer une fois de plus. Un peu moins de niaisage et un peu plus de sérieux lui ont permis de se classer pour la finale et c’est grandement mérité. Elle était suivie de Van Carton, qui a tout donné pendant ses 30 minutes allouées. Sa petite fille était d’ailleurs aux premières loges pour encourager son papa, dansant aux rythmes de ses chansons. Il manque cependant à l’auteur-compositeur-interprète cette petite flamme qui le rendrait inoubliable aux yeux du public et c’est sans doute pourquoi son aventure s’arrête ici. C’est la tant attendue Lydia Képinski qui a clos la deuxième soirée, offrant à peu près le même niveau de performance qu’en préliminaires, malheureusement. La favorite ne semble pas avoir envie de se forcer outre mesure pour gagner sa place en finale, ce qu’elle récolte malgré tout. La musique est magnifique, certes, mais il lui faudra être plus généreuse envers son public si elle veut déloger le meneur en finale, Les Louanges, qui au contraire semble s’abreuver de l’énergie de ses fans.

Laurence-Anne / Photo : Jean-François LeBlanc

Pas de finale pour le dernier soir

Ce sont les hommes qui dominaient le dernier soir de compétition au Cabaret Lion d’Or. La présence de Deux pouilles en cavale nous avait bien préparés à l’univers déjanté de Valery Vaughn. On se demande encore comment ces deux (très attachants) garçons se sont retrouvés en demi-finale, mais ils ont malgré tout diverti la salle efficacement. Renard Blanc était le groupe à surveiller lors de cette soirée, ayant offert une superbe prestation il y a deux semaines. Dommage que son «rock en spirale» n’ait pas suffi à convaincre les juges et le public. La conclusion de la soirée fut offerte par Shawn Jobin, le poète fransaskois amoureux de sa langue française. On sentait déjà que les chances étaient minces pour le rappeur de se rendre en finale, mais il a tout de même donné le meilleur de lui-même lors de cette ultime prestation. Y allant même d’un magnifique texte dédié à la francophonie et particulièrement aux Francouvertes, il a conclu le tout de façon majestueuse tout à fait indiquée pour la fin du concours.

Renard Blanc / Photo : Olivier Dénommée

Au terme de ces trois soirées enlevantes, c’est respectivement Les Louanges, Lydia Képinski et Laurence-Anne (les trois «L») qui prendront place à la grande finale du 8 mai prochain au Club Soda. Ce sera également la chance d’entendre les porte-paroles de l’événement, Philippe Brach et Rosie Valland, performer lors de cette soirée qui sera certainement forte en musique et en émotions.

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