Lumière – Lumière

Sorti le 12 mai 2016

Né grâce à l’envie du multi-instrumentiste Étienne Côté (Canailles) d’explorer des avenues plus lumineuses et disons-le, planantes, Lumière voit le jour en 2016. En février de la même année, il rassemble un impressionnant nombre de musiciens pour enregistrer le EP : onze instrumentistes et seize chanteurs, qui n’empêche pas au groupe de se présenter en spectacle en un effectif plus réduit de (seulement) 6 musiciens, ce qui n’amoindrit en rien la qualité de la performance.

On s’imprègne rapidement de la douceur de Lumière, chanson-titre et première piste du mini-album. La ligne de flûte apaise les esprits avant de laisser place à la voix frêle mais assumée d’Étienne Côté. La première moitié plutôt calme de la pièce laisse place en deuxième partie à une section plus rythmée qui agit en quelque sorte comme un soleil repoussant les nuages. La transition est parfaite pour se diriger vers Donner à voir, une bossa nova des plus lumineuses qui tend à rappeler (très subtilement) la populaire chanson de Beau Dommage, Tous les palmiers. On se donne un court moment de détente le temps de Berceuse, qui séduit autant par ses sections instrumentales plus lyriques que pour sa la ligne vocale vulnérable, qui se casse presque à certains endroits.

Poème de mon jardin est un bon exemple d’une belle tentative d’exploiter les harmonies vocales, qui ici sonnent malheureusement faux à plusieurs moments. Pour l’avoir entendue en live, on sait que le résultat final s’est grandement amélioré, mais n’était tout simplement pas prêt pour l’enregistrement en février 2016. Il aurait été plus sage de s’abstenir, malgré la grande beauté de la chanson en elle-même. Dans la même lignée, Je t’aime mais c’est déjà trop dire casse quelque peu le rythme installé depuis le début de l’opus et est difficile à apprécier à son plein potentiel. Heureusement, la très brève Mère Nature vient remettre de l’ordre dans une ambiance festive et légère pour introduire Désirer le soleil, avant-dernière piste du EP. La chanson est simple, empreinte d’une sérénité que l’on n’avait pas eu l’occasion de goûter encore. Elle est un peu longue (6 min 21), mais elle vaut la peine juste pour le build-up dans les deux dernières minutes qui est tout à coup solennel et glorieux. Ça aurait été une fin parfaite, mais on décide d’y ajouter un dernier morceau, Déjeuner, qui se veut un bref rappel de la bossa nova entendue plus tôt, mais en moins bon.

En pas moins de 26 minutes, ce mini-album présente des éléments forts qui laissent présager un succès certain pour le groupe de folk orchestral qu’est Lumière. Il manque toutefois encore de direction quant aux choix de styles, qui sera à préciser. C’est bien de varier, mais il faut garder une ligne directrice pour ne pas avoir l’impression d’écouter plusieurs groupes différents à chaque chanson. Il s’agit là d’un jeune mais prometteur projet qui saura certainement prendre de la maturité au cours des prochaines années.

Il est possible d’écouter l’album sur Bandcamp.

À écouter : Donner à voir, Désirer le soleil

7,3/10

Par Audrey-Anne Asselin

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