The Story of Oak & Leafless – Gabriella

Sorti le 18 septembre 2015

L’auteure-compositrice-interprète débute son apprentissage de la musique à 6 ans avec le violon. Après une blessure vers l’âge de 11 ans, elle découvre le chant et s’intéresse à d’autres instruments comme la guitare et le piano. Active depuis 2013, Gabriella se fait surtout remarquer suite à son passage dans l’équipe de Mika dans The Voice en France. Son premier album The Story of Oak & Leafless paraît en 2015, avant même sa participation à la populaire émission de télévision.

C’est un son pop folk bien assumé que laisse entendre Gabriella en ouverture d’album avec Where We Start. La voix est belle sans être exceptionnelle, mais la compositrice a le chic pour écrire des refrains accrocheurs et cela s’entendra tout au long de l’opus. Cloud in the Sky qui suit juste après est elle aussi bien rythmée avec des pizzicato de cordes qui se font entendre au début du morceau. On mise encore une fois sur une mélodie assez simple qui plaira facilement à n’importe quelle oreille mais qui revient souvent à du déjà vu, déjà entendu. C’est l’impression qu’on a lorsque la troisième piste du disque commence, Million Lights : on pense réentendre l’une des pièces jouées précédemment tellement ça se ressemble. Ça manque de diversité tout ça!

Enfin on goûte à une saveur davantage folk avec la pièce suivante, Twenty, qui se démarque de ses semblables. Cordes et guitare aident à ficeler cette chanson toute simple mais qui a déjà une fibre plus intéressante à laquelle on ajoute des sections d’harmonies vocales qui enrichissent le tout. Gabriella se gâte dans une superbe intro au violon le temps de While the Oak (qui paraissait également sur son EP) qui se veut une introduction menant à Street Fight, seule chanson pop rock de l’album. On prend une pause de douceur dans cette pièce plus intense mais dont la compréhension des paroles reste encore un défi. Le texte est ambigu et on s’explique mal la présence de ce genre de morceau dans un disque pop folk aussi défini.

Halfway There commence d’une drôle de façon : on se demande ce qui va suivre mais c’est une belle surprise qui nous attend finalement avec un magnifique refrain. La mélodie est belle et douce et s’intensifie au même rythme que l’instrumentation qui gradue elle aussi tout au long de la chanson. C’est celle qui est probablement la plus connue du disque, Sorrow, qui suit juste après. Interprétée en duo avec l’ex-académicien Olivier Dion, la très romantique chanson a tourné sur toutes les radios du Québec lors de sa sortie. Même si la voix du chanteur m’est absolument indifférente, la pièce reste jolie et accrocheuse et c’est pourquoi elle a eu un si grand succès. La première partie de l’album se termine sur The Last Wave, qui déjà laisse découvrir une vibe éclatante avec son chœur du début. On ne garde pas cette énergie bien longtemps, mais le résultat final est convaincant et ça conclut très bien cette première partie.

La partie II de l’album est en fait constituée majoritairement des mêmes chansons reprises en version acoustique, un choix douteux puisque souvent il est plus pertinent de sortir les versions acoustiques quelques années plus tard et ainsi gâter les fans. Quelques chansons inconnues se taillent cependant une place de choix, entre autres une Cambrai magnifique qui laisse découvrir une Gabriella plus vulnérable et plus touchante. Même chose pour Snowflakes, où la nostalgie s’empare de nous entièrement pour nous bercer dans ses bras. La ligne vocale consiste principalement à de longues notes tenues, accompagnée par le piano. On finit cette portion acoustique avec The Best Day of My Life. La pièce ressemble beaucoup à ce qui a été fait en début de disque et ne se démarque pas particulièrement. Elle n’est cependant pas désagréable à écouter.

C’est assez difficile de qualifier le disque double de Gabriella, The Story of Oak & Leafless. S’agissant d’un premier album, il y a place à l’amélioration, particulièrement en ce qui concerne les variations de styles. Il est possible de garder ce style folk pop qui lui va si bien, mais il faut que l’on soit capable de différencier les différentes chansons, ce qui est pratiquement impossible ici pour quatre ou cinq chansons qui donnent l’impression d’être les mêmes. On attendra tout de même du nouveau matériel dans les mois à venir en espérant observer une progression intéressante dans l’écriture de la jeune musicienne.

À écouter : Twenty, Cambrai, Snowflakes

6,9/10

Par Audrey-Anne Asselin

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