Pêcher rien – Simon Kingsbury

Sorti le 29 janvier 2016

Simon Kingbury n’est pas un nouveau venu sur la scène musicale québécoise, lui qui s’est lancé en solo en 2010 après avoir participé à d’autres groupes, et a même participé à l’édition 2012 des Francouvertes, se rendant en demi-finale. Pourtant, ce n’est réellement qu’en 2016 avec le lancement de son premier album studio, Pêcher rien, qu’il s’est mis à retenir davantage l’attention du grand public. On a affaire à un album folk-rock francophone contenant de fort belles inspirations.

Timing démarre le tout sur une musique chaleureuse et rêveuse. Simon Kingsbury met beaucoup d’énergie dans ses textes, mais il faut dire que la musique derrière lui contribuent beaucoup à ses ambiances. Il y a bien quelques longueurs (la chanson ne dure que 4 minutes, mais c’est la seule qui ait cette longueur : on comprend que l’auteur-compositeur est plus à l’aise avec les chansons courtes), mais cela reste une bonne entrée en matière qui donne envie d’entendre la suite. Plus rock, Comédien qui suit est aussi un peu plus prévisible au niveau des paroles, surtout au début. Cette brève chanson nous mène ensuite vers une espèce d’hybride entre les deux vibes : une ambiance légère, mais jouée avec une certaine intention plus agressive. C’est dur à décrire, mais ça fonctionne!

Plus lente et un peu plus lourde, En hauteur semble emprunter un style d’écriture similaire à celui de son collègue auteur-compositeur Mathieu Bérubé. Elle mène à la chanson-titre Pêcher rien et à Comme douze, qui restent dans le même registre.

Cette interlude de chansons douces prend fin avec Chandail, ramenant une énergie plus pop-rock et un sujet simple mais plutôt bien amené. Après cette bonne chanson, c’est plus laborieux pour la fin de l’album, comme les chansons ne lèvent pas autant. Peut-être à cause du placement des chansons, ou le fait que les ambiances sont assez semblables à ce qu’on a déjà entendu, ce qui mine un peu l’intérêt.

Pourtant, l’album n’est pas très long avec seulement 33 minutes. C’est sûr qu’avec seulement deux ou trois variations, on a rapidement l’impression de faire le tour. Simon Kingsbury ne manque pas de talent, mais doit encore peaufiner son matériel pour arriver à garder l’intérêt sans interruption. Pêcher rien reste une première tentative, alors cela reste à suivre. D’autant plus qu’il est infiniment plus convaincant en spectacle : le live fait oublier certaines des faiblesses de cet album.

L’album Pêcher rien se trouve notamment sur la page Bandcamp de l’artiste.

À écouter : Timing, Tu prends la mer, Chandail

6,8/10

Par Olivier Dénommée

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