Aquatic – Adaline

Sorti le 2 juin 2017

La carrière de la jeune auteure-compositrice-interprète Adaline bat son plein. On a pu entendre ses compositions dans un peu plus de 60 séries télévisées et films en plus du court-métrage présenté par Cinéplex en 2015, Lily and the Snowman, qui a généré plus de 45 millions de clics. Avec Aquatic, la Canadienne d’origine offre une synthpop nuancée qui explore le parallèle entre l’amour et l’eau, deux éléments qui peuvent tout autant nous garder en vie que causer notre perte.

Parlons d’abord de cette voix assumée et libre qui s’amuse dans les différentes mélodies. Malgré une voix au timbre large, Adaline ne se gêne pas pour voyager d’un registre à l’autre et c’est ce qui fait la richesse de ses musiques. Dès les premières notes de How Could We Know, on sait qu’on tient quelque chose de solide. Le tout est confirmé par un Entertainer plus pop, mais tout aussi bien ficelé. Ne vous surprenez pas d’entendre son refrain accrocheur sur les ondes radio très bientôt, car c’est un des éléments les plus mainstream du disque.

Nostalgia, qui suit juste après, n’a rien à envier à la piste précédente. Au contraire, on sent une progression de l’intensité dans cette pièce où ballade romantique rencontre avec brio une atmosphère de défiance surtout appuyée par des percussions électroniques très bien dosées. On pourrait croire que cette montée d’énergie retomberait, mais Criminal ne nous en laisse absolument pas l’occasion. La chanson a vraiment ce petit quelque chose qui s’ancre en vous et après seulement quelques écoutes, on se surprend à chanter son refrain à tue-tête. Obsédante à souhait, on parle ici d’un incontournable de l’album.

Maintenant à mi-chemin dans l’opus, Adaline nous offre Stronger, un genre d’ode à la combativité émotionnelle. Quiconque ayant déjà vécu une peine d’amour se sentira interpellé par le refrain «I’ll be stronger» répété maintes fois pendant la courte pièce. La façon dont la mélodie est amenée est absolument poignante. La magie opère, encore une fois. À ce point-ci, on ressent un besoin de repos, de calme, d’apaisement et c’est ce que Younger Days apporte avec sa force tranquille. Accompagnée par une guitare électrique dans une formule de type acoustique, la chanteuse y va d’une voix des plus douces mais toutefois chargée d’émotions.

On devra attendre Break Me Apart pour vraiment se rattacher à la musique d’Adaline, qui nous enchantait depuis le début. Est-ce dû à la variation des styles en milieu de disque? Peut-être. Une chose est certaine, on reprend un rythme de croisière approprié dans cette ballade sentimentale qui remet les choses en perspective. On se quitte avec la chanson-titre de l’opus, Aquatic, dans une ambiance un peu différente, plus torturée que ce qu’on a pu entendre dans les 35 premières minutes. Qu’à cela ne tienne, cette nouvelle couleur a quelque chose de pas trop déplaisant qui, au final, se tient bien avec l’idée présentée avec le projet : les contrastes.

À peine 10 pistes, 38 minutes de musique et pourtant le constat est clair : on a l’impression d’être complètement submergé dans cette vague musicale haute et puissante. Adaline montre dans cet opus une force que l’on tardait à découvrir mais qui laissera certainement une marque à quiconque osera s’attarder à son œuvre. Une musicienne à suivre, sans aucun doute.

À écouter : Entertainer, Criminal, Break Me Appart

8,4/10

Par Audrey-Anne Asselin

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