Resonance: Music for Orchestra Vol.1 – VNV Nation

Sorti le 15 mai 2015

Dans les années 1990, un groupe de synthpop/futurepop du nom de VNV Nation a vu le jour en Irlande. Pour ceux qui ne savent pas, VNV veut dire Victory not Vengeance, ce qui en dit long sur le message que VNV Nation a passé durant des années. Après beaucoup d’introspection, l’album Resonance a été enregistré avec un orchestre en février 2015, et mis sur le marché le 15 mai 2015.

L’opus commence avec Nova, une pièce que les fans du côté futurepop du groupe n’ont pas entendu depuis longtemps. Le fait de l’entendre avec un orchestre à la place de tous les éléments plus électroniques a été un vent de fraîcheur. On se laisse envelopper par une mélodie qui donne l’impression d’être une performance en live. Les paroles peuvent, sans contredit, réveiller une émotion forte et vive pour quiconque l’écoutant, même les plus insensibles!

Avec Legion, les paroles de Ronan, comme toujours capables d’éveiller certains souvenirs chez l’auditeur, créent une certaine impression de désespoir, mais cela n’enlève pas que la mélodie, les paroles et la voix vont main dans la main pour évoquer un feeling qu’on trouve difficilement ailleurs en musique. Je préfère cette version à l’ancienne; quelqu’un qui s’initierait à VNV Nation avec cet album y trouverait facilement son compte.

Pour ce qui en est de Solitary, l’évolution mélodique de la pièce et le message prennent le regard d’une personne qui est vraiment seule et qui se livre littéralement à celui qui prend le temps d’écouter. La musique est belle et bien structurée : ça emmène dans un monde différent et ça donne une bonne perspective de ce qui se passe quand on est seul. Les paroles parlent d’elles-mêmes : écoutez-la pour vous faire une idée.

Solitary est suivie de Further. Une pièce qui est littéralement une image qui ce développe aux fur et à mesure que la chanson avance. Triste, oui, mais c’est aussi une pièce qui parle en quelque sorte d’une fin. Je vous la suggère si vous arrivez à voir plus loin que la mélancolie qui s’y attache.

Perpetual est une des pièces qui se détachent un peu du lot, parce que de la manière avec laquelle elle est ficelée : la musique et les paroles ont un petit quelque chose qui amène une stabilité, sans pouvoir vraiment décrire l’émotion suscitée, qui sera différente pour chacun. Dans tous les cas, c’est une pièce forte, un voyage.

Pour Illusion, on tombe dans quelque chose d’universel, qui s’adresse à chaque auditeur, peu importe la vie qu’il a eue. C’est en quelque sorte un message de sagesse dans lequel chaque personne pourrait se reconnaître, autant émotionnellement que psychologiquement. C’est aussi une pièce qui apaise intérieurement et ça amène quelque chose de bien. La mélodie n’a pas changé depuis la version originale, elle contient juste moins d’éléments ajoutés par ordinateur pour un résultat plus organique.

Nova n’a plus besoin d’introduction – j’en ai parlé au début –, mais cette différente version viens toucher une corde sensible avec son côté plus lent. L’émotion devient plus lourde, mais, en même temps, les violons et le piano s’harmonisent bien avec les paroles, ce qui rend cette version beaucoup plus forte, même dans sa douceur. Mais oui, elle est aussi plus dure à écouter si le moral n’y est pas.

On enchaîne avec Sentinel. Le ton musical est plus lourd et plus sombre aussi… Tout ce qu’on peut dire, c’est que ça ouvre les yeux sous plusieurs angles, mais cela apporte aussi un sentiment de difficulté pour voir les choses pour ce qu’elle sont. Avertissement un peu tardif : comme toute chanson de VNV Nation, Ronan a toujours quelque chose de profond à dire, alors gardez l’oreille ouverte, car l’ensemble est vraiment marquant.

Standing, une autre chanson qui fait assez réfléchir, est interprétée d’une manière à mieux transmettre le message que Ronan voulait livrer. C’est comme s’il se mettait à nu pour que le monde entier l’entende, ce qui amène quelque chose d’intéressant et qui amène une certaine sensibilité à la pièce.

Beloved… une pièce qui peut amener des larmes même quand on ne s’y attend pas. La musique n’aide pas, mais, en même temps, il fallait s’y attendre avec un orchestre pour jouer cette version! Disons que pour plusieurs, cela sentira le souvenir de quelque chose d’actualité.

Dans la version CD de l’album, on s’arrêterait à la chanson Resolution : une pièce qui finit bien l’album. La pièce déjà plus légère, et les paroles, un peu plus remplies d’espoir. J’ai ressenti que cette pièce finalisait bien l’album parce qu’elle redonnait un souffle après tout ce qu’on a entend sur l’album. La pièce porte aussi très bien son nom, offrant un message plutôt positif.

Cette critique se voulait beaucoup plus que l’analyse de certains points techniques. J’y ai mis la perception de ce que cet album m’évoquait comme auditeur, dans le but d’attirer vos oreilles vers quelque chose de plutôt profond musicalement.

Vous pouvez vous procurer ou écouter l’album sur la page Bandcamp de VNV Nation.

À écouter : Perpetual, Further, Resolution 

9,2/10

Par Maxime Hamel

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