Life Is Good – Flogging Molly

Sorti le 2 juin 2017

Le groupe de punk celtique Flogging Molly a pris six ans après Speed of Darkness avant de revenir en studio pour un sixième album studio. Beaucoup de choses se sont passées dans la vie du groupe, dont le décès de la mère du chanteur Dave King, mais le groupe tenait à lancer un opus plus joyeux que par le passé. D’où le titre Life Is Good, peut-on imaginer.

L’entrée en matière se fait lentement avec There’s Nothing Left Pt. 1, qui laisse place à un certain build-up pendant deux minutes. On a surtout l’impression que la piste sert d’intro à ce qui nous attend (et notez qu’on n’a pas droit à une partie 2, nulle part dans l’album) : The Hand of John L. Sullivan, morceau énergique comme ce qu’on connaît bien de Flogging Molly. Par contre, la chanson n’est pas aussi accrocheuse que les grands succès qui marqué les esprits aux fil des 20 dernières années, même si le refrain ne manque pas d’entrain. On peut faire un constat similaire pour Welcome to Adamstown (qui inclut quelques sympathiques lignes de trompette). Il semble que le groupe n’ait plus la même inspiration que pour des hits comme Drunken Lullabies qui ont marqué les esprits. Au contraire, on a plutôt affaire à des mélodies qui prennent de la saveur à force de les écouter.

Plus folk, l’efficace Reptiles (We Woke Up) restera certainement en tête, suivie de The Day’s We’ve Yet to Meet, qui sonne comme si nos Cowboys fringants faisaient un virage anglophone. Pas mauvais, mais c’est une saveur qui ne nous impressionne pas particulièrement.

Prenons le temps de parler de la chanson-titre, Life Is Good. En entrevue, le chanteur a admis que sa mère a dit des mots encourageants sur son lit de mort. Ses mots ont été repris presque tels quels dans la chanson, ce qui rend la chose encore plus émotive. Ce n’est pas la chanson la plus énergique, au contraire, mais son histoire est tellement touchante qu’on ne peut que bien prendre cette petite baisse de régime en milieu d’album, surtout si c’est pour mieux relancer l’album. Avant que cela arrive, toutefois, on passe par The Last Serenade (Sailors and Fishermen), tombant carrément dans la power ballade nostalgique.

The Guns of Jericho vient remettre un peu de pep dans cet album, mais sans avoir le même punch que les bonnes chansons de la première moitié de l’album. Crushed (Hostile Nations) rendre davantage au poste, si on oublie l’intro plus ou moins convaincante. Puis Hope et The Bride Wore Black ralentissent de nouveau le tempo. Au moins, la seconde chanson a une mélodie plus accrocheuse, qui mène à la finale, Until We Meet Again. Celle-ci prend des airs presque country, mais c’est assumé et après une seconde moitié d’album plus lente, elle passe finalement plutôt bien.

Bien que l’album reste agréable à écouter, il n’est certainement pas le travail le plus marquant de Flogging Molly. On retiendra quelques bonnes chansons qui passeront possiblement à la radio, mais sans plus. Après six ans, on aurait peut-être eu droit à plus de mordant.

À écouter : Welcome to Adamstown, Reptiles (We Woke Up), Life Is Good

7,3/10

Par Olivier Dénommée

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