Sleep Deeply – Solitudes

Sorti le 29 août 2006

La série Solitudes de Dan Gibson compte quelques centaines d’albums et compilations, offrant de la musique de genre nouvel âge et des sons de la nature. Pas surprenant quand on sait que le Montréalais d’origine était lui-même preneur de son et photographe de la nature. Parmi l’imposante série, un titre retient l’attention : Sleep Deeply: Scientifically Designed, paru en 2006. La question qui tue : «prouvé scientifiquement, vraiment?»

Déjà, il faut être familier avec le concept de Solitudes, qui, de base, propose une musique relaxante, sur laquelle il est facile de fermer les yeux. Sleep Deeply a donc la prétention d’aller au niveau supérieur, et de scientifiquement nous endormir. Elle tente de le faire en 8 pistes, durant toutes plus ou moins 7 minutes. Et juste les noms ont quelque chose d’apaisant.

Commençons par Twilight Fades. Des sons de la nuit, un peu de piano très doux, et des coussins harmoniques encore plus doux : c’est ce à quoi on nous convie. Assez classique comme formule, avec une mélodie dans un registre similaire au touchant Aerith’s Theme de Final Fantasy VII sans les violons. Gentle Descent, quant à elle, ajoute discrètement de la guitare et des vents. Tout se fait en continuité, et si on n’y porte pas attention, on pourrait avoir l’impression que c’est le prolongement de la même pièce.

First Star in the Sky passera complètement inaperçu (en même temps, on écoutera cet album pour l’ambiance, pas pour les melodies mémorables), mais Worlds Away a quelque chose de plus efficace harmoniquement, qui reste davantage dans l’oreille. Même chose pour An Angel’s Caress, avec un discret son rappelant le cor. Puis les sons nocturnes se font entendre de nouveau dans la très belle Midnight Blue. Quant à Drifting in Dreamland, elle a quelque chose de plus dramatique que le reste de l’album. Ce n’est pas tragique, mais cette différente ambiance est tellement différente du reste lorsqu’on y porte attention que cela peut laisser perplexe. En même temps, celle piste nous mène doucement vers la finale, Safe and Sound, qui revient au son plus léger qui ne fait pas de vague.

Après, pour répondre à la question de l’aide à dormir : je ne sais pas jusqu’à quel point c’est scientifiquement efficace, mais la critique a été difficile à rédiger pour cause de graves somnolences. Il y a quelque chose de carrément endormant dans cette musique, ce qui n’est heureusement pas un défaut lorsqu’on lance un tel album. Sans dire que Sleep Deeply est une solution miracle pour tous les problèmes d’insomnie, aucun doute qu’il sera plus utile pour vous aider à passer une bonne nuit qu’un album chargé de dissonances.

À écouter : Worlds Away, An Angel’s Caress, Drifting in Dreamland

7,2/10 (écoute normale) / 8,2/10 (écoute nocturne)

Par Olivier Dénommée

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