CHRONIQUE : Desjardins, oui on l’aime!

Par Audrey-Anne Asselin

Dimanche, la place des festivals de Montréal a été le théâtre d’un hommage senti, exécuté dans la plus belle humilité qui soit. Chaque artiste présent sur scène a su charmer son public en interprétant les nombreuses chansons qui constituent l’œuvre de notre bien-aimé Richard Desjardins.

En ouverture, Simone Marchand et Thomas Brassard (La Voix Junior) nous ont surpris avec Nous aurons, parfaite pour ouvrir ce spectacle hommage. Ils ont ensuite cédé la place à Stéphane Lafleur (Avec pas d’casque), qui s’est présenté en toute simplicité accompagné de sa guitare pour Au pays des calottes, tout comme son collègue Philippe B un peu plus tard. Celui-ci a pu nous émouvoir avec un Y va toujours y avoir bien senti, pour un peu plus loin nous gâter avec la très populaire Un beau grand slow.

Plusieurs beaux moments ont ponctué la soirée, notamment la très belle interprétation de Va-t’en pas par Safia Nolin, accompagnée de son fidèle complice Joseph Marchand. La jeune chanteuse a été accueillie chaudement par la foule qui l’attendait à bras ouverts. On a également pu voir un Yann Perreau tout en contrôle du haut de la passerelle média, surprenant ainsi le public dans un puissant L’homme-canon chanté a cappella. Le moment fort de la soirée revient cependant à Klô Pelgag et Philippe Brach qui ont su donner une nouvelle flamme au classique Les Yankees, appuyés des voix solides des Sœurs Boulay, Émilie Laforest et Safia Nolin. Cet arrangement que l’on a pu connaître dans le disque hommage Desjardins était encore plus poignant en live, et ce n’est pas peu dire.

L’audience était étonnamment assez silencieuse, on pouvait sentir un très grand respect entre celle-ci et les artistes, particulièrement lors des hits de Desjardins comme Jenny, offert ici par Keith Kouna ou encore le fameux Tu m’aimes-tu repris par Fred Fortin avec une touche un peu plus country. Celui-ci a également eu l’honneur d’interpréter Le cœur est un oiseau, qui ne pouvait pas ne pas être de la partie hier soir. Même chose pour Quand j’aime une fois j’aime pour toujours qui ne passe pas inaperçu lorsque chanté par le magnifique duo Saratoga, composé de Chantal Archambeault et Michel-Olivier Gasse.

De nouveaux visages étaient également mis d’avant lors de ce spectacle, notamment Matiu et Émile Bilodeau qui ont respectivement offert Le bon gars et Le chant du bum dans une ambiance festive qui a sans le moindre doute su plaire aux fans. Dans les visages plus connus, notre Bernard Adamus national est venu pousser la note à quelques reprises, mais on se souviendra surtout de Les mammifères, qu’il reprend sur l’album. Les Sœurs Boulay ont quant à elles fait honneur à L’engeôlière, dans toute la délicatesse et la pureté qu’on leur connaît.

Vraiment, on ne pouvait demander mieux comme brochette d’artistes pour rendre grâce à l’œuvre de l’un des plus grands poètes-auteurs-compositeurs-interprètes du Québec. L’enchaînement a été parfait du début à la fin, exempt de temps morts et d’accrochages. Hier soir, chaque musiciens était animé par une profonde passion pour la musique de Desjardins et c’est sans doute ce qui a rendu cette soirée tout à fait inoubliable.

Toutes les photos : Victor Diaz Lamich

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