Parma Violets – Jealous of the Birds

Sorti le 6 mai 2016

Jealous of the Birds, c’est tout d’abord le projet solo de la musicienne irlandaise Naomi Hamilton. Après un EP (Capricorn) paru au début de 2015, la multi-instrumentiste fait le grand saut un peu plus d’un an plus tard en proposant un premier long jeu, Parma Violets, aux couleurs indie-rock et folk.

On commence en force avec ce qui est probablement le morceau le plus mémorable de l’opus, l’excellent Goji Berry Sunset. L’introduction sifflée et l’aspect folk root général de la pièce en font un incontournable. Il donne impérativement le ton au projet qui se poursuit dans un Parma Violets agréable mais qui tarde à rester en tête, et c’est là le problème relevé après de nombreuses écoutes : on a peine à se rappeler les différentes chansons qui, au final, restent peu accrocheuses.

Russian Doll pourrait aux premiers abords attirer notre attention avec sa texture rock électrique. On est bien loin de ce que l’on nous a présenté juste avant; c’est à se demander si on écoute toujours la même artiste! Ce n’est malheureusement pas Miss Misanthrope, la pièce suivante, qui viendra nous redonner espoir avec sa mélodie drabe qui marque un soudain retour au folk ambiant sorti de nulle part. On peut cependant lui donner ceci : les superposition vocales sont réussies et le timbre de la chanteuse a quelque chose d’intéressant, sans être épatant.

Soupir de soulagement dès les premiers accords de Trouble in Bohemia. L’accompagnement de guitare rafraîchissant fait clairement le lien entre le titre de la pièce et la musique elle-même et consolide réellement ce que l’on pense être la trame du disque (malgré les quelques écarts par-ci par-là). Sans être musicalement trop facile, on se sent vraiment dans un univers plus accessible et ça fait franchement du bien.

Les titres suivants s’avèreront plus ardus, mais ce moment de faiblesse sera partiellement sauvé par un Marcus au propos ambigu mais qui reste quand même réussi. Le tout se refermera sur un Hornet’s Nest au rock sombre et profond qui se taille une place de rêve dans notre esprit, inexplicablement.

La conclusion se fait avec facilité dès le premier parcours du disque : on ne sait pas trop ce que l’on écoute, à quel genre d’artiste on a affaire, et c’est difficile de vraiment s’accrocher à cette musique qui nous semble profondément étrangère. Jealous of the Birds devra se définir si elle veut réussir à atteindre son public. Jonglant entre un folk net et un rock-indie puissant, il est pour l’instant trop difficile de s’ancrer complètement dans son monde et on aurait largement préféré entendre deux albums distincts.

À écouter : Goji Berry Sunset, Trouble in Bohemia, Hornet’s Nest

6,8/10

Par Audrey-Anne Asselin

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