Born to Die – Lana Del Rey

Sorti le 27 janvier 2012

Il faudrait avoir vécu dans une grotte depuis plus de cinq ans pour ne jamais avoir entendu parler des chansons de l’album Born to Die de Lana Del Rey, son premier sur un label majeur est le premier sous son nom de scène (elle se faisait auparavant appeler Lizzie Grant). Pas moins de six extraits ont émané de cet album, dont son fameux Summertime Sadness.

La chanson-titre Born to Die nous hante immédiatement avec la voix relativement grave de Del Rey et son propos qui l’est encore plus. L’instrumentation ajoute beaucoup à l’intensité du moment. Sans surprise, c’est un des premiers singles dévoilés sur cet opus. Off to the Races change drastiquement d’énergie, s’approchant davantage d’un trip hop lourdement teinté d’un son hip-hop alternatif. Ce n’est pas mauvais, mais ce n’est pas du tout ce à quoi on associerait naturellement Lana Del Rey. Disons qu’on apprécie pas mal plus quand elle revient à sa pop baroque, chose qu’elle fait dès Blue Jeans.

Video Games suscitera une certaine nostalgie pour quelques personnes : il s’agit du tout premier hit de l’artiste après tout. Une chanson toute en douceur qui a vite établi la marque de commerce de Lana Del Rey. S’ensuit Diet Mountain Dew, plus rythmé, mais presque aussi efficace que la précédente, si ce n’était pas de la partie centrale de la chanson qui change de registre. Cela passe finalement un peu mieux dans la radiophonique National Anthem, et nous frappe par le côté épique de Dark Paradise. Quoi qu’on en dise, la musique de Lana Del Rey a le don de charmer l’oreille.

Après une montée de plusieurs chansons, on s’adoucit quelque peu avec quelques pistes qui ne resteront malheureusement pas particulièrement en tête… surtout qu’elles sont suivie par l’incontournable Summertime Sadness, qui ne devrait pas avoir besoin de présentation. C’est probablement son excellent crescendo, jumelé avec une mélodie simple mais évocatrice, qui nous donne des frissons à chaque fois. Qu’importe, ça marche.

Par contre, on aurait dû finir les choses en force ainsi, plutôt que de nous ajouter This Is What Makes Us Girls, qui contient des bons éléments, mais qui ne lève vraiment pas autant qu’on aurait voulu pour une conclusion en force… tant pis!

L’album est un peu inégal dans la mesure où on a affaire à trois vibes qui ne vont pas nécessairement si naturellement ensemble. Cela ne lui empêche pas d’avoir connu un certain succès et de garder Born to Die comme un modèle auquel sera comparé tous les autres albums de Del Rey. C’est, au pire, un petit plaisir coupable et, au moins, un album qui mérite de se retrouver dans toute bibliothèque des amateurs de pop alternative.

Version deluxe

Il existe de nombreuses versions spéciales de l’album Born to Die, mais la plus fréquente est celle contenant trois pistes de plus. Without You propose de replonger dans le répertoire doux de Lana Del Rey, alors que Lolita offre la plus intense Lolita, avec un résultat mitigé, non loin de Off the Races. On comprend vite pourquoi elle n’a pas été retenue dans la version régulière. Puis il y a Lucky Ones, qui tente une chanson épique. On n’arrive pas exactement au même niveau que les meilleures pistes de l’album, mais c’est définitivement le registre qui sied le mieux à la chanteuse. Bref, trois chansons de plus qui résument les trois registres de l’opus. À considérer si vous en voulez vraiment plus.

À écouter : Born to Die, Dark Paradise, Summertime Sadness // Deluxe : Lucky Ones

7,9/10

Par Olivier Dénommée

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