Big Boy – Charlotte Cardin

Sorti le 15 juillet 2016

Une autre qui a été découverte par La Voix, Charlotte Cardin a été remarquée très vite pour sa voix très singulière, du moins au Québec. Elle a attendu quelques années avant de lancer Big Boy, un premier EP, pour trouver sa véritable signature. Il semblerait qu’elle opte pour une signature pop fortement teintée de RnB.

Le début est plutôt doux avec la chanson-titre Big Boy. On y entend la chanteuse qui chante en s’accompagnant au piano. Dès que l’ambiance est installée, on y ajoute un beat près du RnB, voire trip-hop. Cela nous place dans son registre, mais n’impressionne pas outre mesure. On est déjà plus impressionnés par Like It Doesn’t Hurt, au refrain bien plus mémorable. Une partie inclut le Husser, poursuivant la tradition RnB d’ajouter des segments rap dans les chansons. C’est quelque chose qu’on fait encore peu ici, mais qui est surutilisé depuis longtemps aux États-Unis…

Puis vient Dirty Dirty. Plus constante dans son énergie et plus solide au niveau des mélodies mémorables, elle sort résolument du lot pour sa force. Dirty Dirty vise tellement dans le mille qu’on en oubliera l’existence de Talk Talk, malgré un build-up bien construit à l’approche de la fin.

Après quatre pistes, on tombe dans la portion francophone du EP. Commençons par Les échardes. Si, en anglais, la voix de Cardin semble difficile à comparer à qui que ce soit dans notre répertoire québécois, en français elle rappelle vaguement le timbre de Cœur de Pirate. Il faut aussi reconnaître que si les thèmes des chansons en anglais n’ont rien de bien impressionnants, c’est encore plus évident et presque dérangeant dans Les échardes. Reste Faufile, aussi en français, qui termine le EP. En formule piano-voix, on s’offre la sobriété pour finir. Un bon choix, même si cette ballade pop n’est pas tout à fait représentative du reste du EP.

Malgré ses 6 pistes, Big Boy est un EP de 18 minutes qui paraît en durant 12, tellement il s’écoute vite. Si toutes les pistes ne passeront pas nécessairement à l’histoire, l’ensemble, lui, marque un début en lion pour la jeune auteure-compositrice-interprète, qui a lancé le mini-album à l’âge de 21 ans. Au moment d’écrire ces lignes, il n’y avait toujours pas d’album complet à se mettre sous la dent pour vérifier la capacité de Charlotte Cardin à se défendre avec un projet plus vaste. Le suspense reste entier, mais les attentes sont bien présentes. À suivre de près, très bientôt.

À écouter : Dirty Dirty, Faufile

7,5/10

Par Olivier Dénommée

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