CHRONIQUE : Le meilleur club en ville est à… Béthanie!

Par Rémi Léonard

La Grosse Lanterne avait tout un programme pour sa journée du samedi 29 juillet : 12 artistes en un peu plus de 12 heures. Survol des bons moments de cet improbable marathon de musique et de camping au fond de la campagne montérégienne.

La journée était encore jeune quand Les Deuxluxes ont fait leur apparition sur la plus petite scène du festival pour nous servir une bonne dose de rock. De quoi réveiller comme il faut le campeur poqué d’avoir dansé jusqu’aux petites heures et trop peu dormi dans son sleeping bag la veille. Le duo s’est bien amusé à faire chanter et bouger la petite foule relax en ce début d’après-midi, enchaînant ses succès et même un cover d’Abba, le tout dans un décor aux allures d’auberge médiévale. Bienvenue à Béthanie!

Petite pause pour aller griller quelques hot-dogs et parcourir le site, alors que les prestations se déplacent sur la scène principale. Celle de Geoffroy s’est avérée une heureuse découverte pour moi, alors qu’il livrait semble-t-il son premier spectacle à l’extérieur de Montréal. Devant un public modeste, avec encore quelques rayons de soleil à l’horizon, le claviériste, chanteur et guitariste nous a offert une belle parcelle de son univers électro éthéré. Ajoutez Gabrielle Shonk qui est venue partager la scène le temps d’une chanson (elle avait sa propre performance juste avant) et des pièces planantes comme Sleeping on My Own, et vous avez un spectacle qui passe un peu trop vite et dont on ressort presque sublimé, comme si ça avait été un rêve. L’artiste semblait par ailleurs sincèrement comblé par la réponse du public. Une musique envoûtante sur un site enchanteur, voilà une combinaison qui respecte bien l’esprit de Grosse Lanterne.

Le vrai fun commence

Les hippies les plus assumés ont sans doute été comblés par la performance d’Andy Shauf, qui a permis un moment de détente avant que le party ne commence réellement. Suivaient en effet les musiciens de Busty and the Bass, qui ont relevé l’ambiance de plusieurs crans avec leur funk soul à saveur hip hop. Difficile de résister à l’appel entraînant des cuivres dans Stages, par exemple, ou au refrain de Miss Judge en version live. Car oui, il faut vraiment la voir en spectacle pour pleinement saisir le côté festif de cette joyeuse troupe. Les segments rap étaient aussi habilement intégrés et nous préparaient bien à la suite de la soirée.

Poirier Migration Soundsystem a présenté un intermède dansant, aux rythmes allant du dancehall au reggae le plus classique, mais jamais loin de l’électro et du hip hop. Un bon prélude à Dead Hobies, qui s’est pointé à Béthanie dans une ambiance bien réchauffée malgré la soirée fraîche. Et les gars avaient vraisemblablement amené plusieurs homies avec eux, puisque c’est là que la foule s’est faite la plus compacte et assurément la plus imposante de la journée.

Les gars étaient prêts à faire le party et les festivaliers aussi. L’intensité et l’attitude caractéristiques des Dead Obies étaient au rendez-vous pour ce spectacle où l’on avait à peine le temps de respirer entre les rhymes, surtout que ça boucanait pas mal autour de nous et sur la scène. Après notamment Game Over, Moi pis mes homies, Where they @ ou Explosif, les festivaliers ont conclu ce rap en forêt en thrashant sur la finale.

Ceux qui avaient encore de l’énergie pouvaient encore compter sur quelques heures de musique pour se défouler dans la nuit de plus en plus froide, mais d’autres préféraient aussi simplement chiller au bord du feu.

Grosse Lanterne, c’est aussi…

Une petite balade nocturne sur le site valait également le détour grâce aux multiples installations lumineuses, projections et… oui, lanternes qui éclairaient un peu partout dans les bois. Petit coup de cœur pour les globes de couleur illuminés au-dessus de la rivière, qui avec la condensation de l’eau donnait un effet fascinant la nuit venue.

Photo : JFGALIPEAU.CA

Plein de petits détails qui font le caractère unique de ce festival où le plein air et la musique forment une parfaite symbiose, en plus d’une attitude franchement sympathique de la part d’à peu près tout le monde que l’on rencontre, staffs comme festivaliers. C’est le genre d’événement qu’on souhaite assurément voir poursuivre sur sa belle progression. Et quand les hipsters diront «Grosse Lanterne, c’était bien meilleur les premières années», vous voudrez pouvoir dire que vous y étiez.

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