Rubber Factory – The Black Keys

Sorti le 7 septembre 2004

Le duo blues-rock garage The Black Keys n’a pas trop attendu près Thickfreakness pour lancer un troisième album. Moins d’un an et demi après sa sortie, Rubber Factory voit le jour, enregistré dans une vieille usine qui pue le caoutchouc (d’où le titre), dans des conditions loin d’être optimales, qui ont finalement fait pleinement partie de la signature particulière de l’opus.

When the Lights Go Out résume bien l’entrée en matière avec un blues lent et très «cacane», et si on s’habitue vite à cette «qualité» sonore, on apprécie pas mal plus la suivante, 10 A.M. Automatic au riff beaucoup plus convaincant qui est beaucoup mieux rendu par le duo qui, admettons-le, n’a pas particulièrement changé sa méthode de composition pour Rubber Factory. Le bluesy Just Couldn’t Tie Me Down vise dans le mille, suivi du sympathique All Hands Against His Own.

Après ces chansons somme toutes solides, l’inspiration semble tomber un peu le temps de quelques pistes (même si Girl Is on My Mind était un de singles de l’album, elle manquait un petit quelque chose qui fait qu’on l’oublie assez vite…). The Black Keys arrive à attirer notre attention à The Lengths et Act Nice and Gentle pour leur côté folk très rafraîchissant et son blues-country dans Stack Shot Billy. Il faut admettre que ces variations font du bien à un groupe qui produit beaucoup et qui baigne dans un registre où on fait le tour assez vite. Après une autre petite suite de chansons plus ou moins mémorables, l’album de conclut avec le rock garage bien ficelé de Till I Get My Way, après 41 minutes de matériel.

Que l’album soit inégal dans la mesure où on a droit à des segments vraiment forts et d’autres très ordinaires, cela ne dérange en fait pas vraiment : si on est dans un mood un peu crasse, mais pas assez pour tomber dans le folk sale, ce son est juste parfait et s’écoute presque à l’infini. Le son des Black Keys demeure assez prévisible musicalement, surtout que c’est le troisième album du groupe à aller dans ce même registre maintenant surexploité. Les inconditionnels adoreront cet opus, et on doit accorder que certaines pistes de Rubber Factory pourront aussi plaire à ceux qui ont envie d’entendre autre chose.

À écouter : Couldn’t Tie Me Down, The Lengths, Act Nice and Gentle

7,5/10

Par Olivier Dénommée

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