Almanach – Patrice Michaud

Sorti le 3 février 2017

Découvert en 2009 au Festival de la Chanson de Granby, Patrice Michaud en est maintenant à son troisième album en carrière avec Almanach, paru en février 2017. Fort des mélodies accrocheuses, il charme les quatre coins du Québec avec son folk électrique et son charisme indéniable.

Si on oublie le curieux jeu de mot utilisé pour la chanson Cherry Blossom, celle-ci a le mérite de donner un excellent coup d’envoi à l’opus. On y reconnaît rapidement l’écriture de Michaud que l’on se plaît à retrouver, trois ans après Mécaniques générales. Le ton est donné pour s’en aller vers Kamikaze, juste après. Déjà à l’intro, on se rappelle vaguement la chanson Le feu de chaque jour, principalement à cause des sonorités rock plus posées et assumées. Rapidement sous le charme, le refrain vient confirmer le tout avec sa mélodie joyeuse appuyée par des chœurs solides.

On passe ensuite à Les terres de la couronne, interprétée en duo avec Ariane Moffatt. D’emblée, on entend davantage les influences de Moffatt dans cette composition qui semble avoir été écrite pour elle. Il est rare d’entendre Patrice Michaud s’exercer dans un style aussi pop, encore moins lorsqu’il s’agit d’une ballade minimaliste. Le résultat est cependant suffisamment convainquant pour que la pièce soit un réel bijou de l’album. Très bon choix de la part de l’artiste, c’est certain.

Un peu plus loin, Si près du soleil et L’anse blanche se laissent moins bien apprécier. Ça manque de nuances, de tonus, de mélodies intéressantes. On nous propose deux titres somme toute assez ordinaires et ça se poursuit avec Tout le monde le saura. L’idée est mignonne à souhait, mais en plein milieu d’album, un poème récité par une fillette brise immanquablement le rythme musical installé depuis le début du long jeu. Certaines ambiances musicales sont propices à ce genre d’intervention et ce n’était absolument pas le cas ici. (Suggestion : cela aurait pu faire une très belle piste cachée à la fin du disque).

Sur une note plus positive, un gros coup de cœur s’amène avec Le grand écart du cœur qui marie un texte riche à une musique attachante qui se concrétise au refrain pour nous offrir une excellente chanson pop folk lumineuse. Un peu plus loin, La saison des pluies viendra nous offrir ce même sentiment de bien-être où l’on connecte avec l’auteur-compositeur-interprète. On vient clore le tout sur Apocalypse wow, qui passera facilement inaperçu, surtout dû à un manque de punch.

Il aurait été surprenant que Patrice Michaud surpasse son dernier opus, Le feu de chaque jour, même si Almanach réussi tout de même à soulever quelques bonnes chansons. Celles-ci sont-elles suffisantes pour sauver la mise, cependant? Il reste que plusieurs morceaux sont plutôt ordinaires ou simplement inintéressants. Espérons mieux pour le prochain disque.

À écouter : Kamikaze, Les terres de la couronne, Le grand écart du cœur

7/10

Par Audrey-Anne Asselin

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