Alaska – Lily K.O.

Sorti le 25 août 2017

Le duo Lily K.O. combine les forces de Raf Rioux et de Sélène Bérubé et retient l’attention des chroniqueurs musicaux montréalais depuis 2015, avec son premier album Le chaos & le temps. Depuis, le groupe cherche à élargir son registre, combinant sa musique pop aux accents tantôt jazz, tantôt folk, tantôt carrément urbains. Voyons le résultat de son nouveau long jeu Alaska.

Taïga sert d’intro à l’album, mais aussi à Alaska, se fondant très bien une dans l’autre. On y entend rapidement la tangente urbaine du duo, à laquelle s’ajoutent des cuivres et des bonnes harmonies vocales qui créent un effet très estival. Tout est assez bien ficelé mais, pour une étrange raison, on a l’impression que la chanson aurait plus de mordant en anglais.

L’écoute se poursuit avec N’attends pas, premier extrait de l’album. Cette piste offre une incursion dans un registre plus hip-hop (avec la collaboration de Jenny Salgado), mais on a des doutes sur la pertinence de miser sur ce style en particulier. Cela reste une tentative rafraîchissante, mais sans plus, à nos oreilles. On apprécie bien plus le retour à la pop ensoleillée de Ce que le cœur n’oublie pas, par exemple, même si cette dernière contient quelques longueurs vers la fin de la piste (même si elle ne dure que 3 minutes).

 Idylle change de registre, passant cette fois au folk plus planant. Le texte aurait mérité d’être allégé un peu pour l’occasion; il semblait un peu chargé surtout comparé à la légèreté de la musique. Quant à La tête & le nord et à Tu dis rien, elles offrent un parfait équilibre entre le texte, la mélodie et la musique. Par contre, on perd un peu l’intérêt pour les chansons trop vocales, comme Obsolescences programmées et La bulle. Pas que la voix de Sélène Bérubé soit désagréable, mais plusieurs des chansons auraient avantage à respirer davantage. Reste Les flaques d’eau, aux tendance RnB qui ne déplaisent pas. Mais la dernière piste, Fin, aurait très bien pu être coupée, n’ajoutant pas grand-chose à cet opus.

On sort de cette écoute avec une drôle d’impression. Lily K.O. explore pas mal de choses en à peine plus de 30 minutes, et toutes les avenues n’ont pas le même succès, malheureusement. Même la trompette, qui apportait une belle fraîcheur, a finalement été surutilisée au fil de l’album, ce qui mine grandement son effet. Beaucoup de bonnes idées, mais qui auraient mérité d’être plus peaufinées avant d’être enregistrées. Au duo de trouver le dosage parfait.

Il est possible d’entendre cet album sur Bandcamp.

À écouter : Idylle, La tête & le nord, Les flaques d’eau

6,8/10

Par Olivier Dénommée

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s