Final State – Final State

Sorti le 20 avril 2017

Le quatuor composé de Rick Pagano à la voix, d’Olivier Bibeau à la batterie ainsi que de Mathieu Lortie et Vincent Blackburn, respectivement à la guitare et la basse, nous revient en force, deux ans après la sortie de son premier opus, C’est la vie. Malgré son nom français, ce précédent album se voulait entièrement anglophone, tout le contraire de ce tout nouveau projet, Final State, qui réunit plusieurs titres anglos et francos.

On ne dit jamais non à un court Prologue pour nous mettre dans le bain avant de se jeter dans la deuxième piste du disque, l’électrisante Sidewalks – Version française. On sent tout de suite une profondeur musicale appuyée par une voix juste, mais parfois un peu trop carrée. Après plusieurs écoutes, on remarque que c’est la langue qui rend l’interprétation plus rigide; ce sera à retravailler. Sinon, les textures sonores sont réfléchies et, vraiment, on ne dénote pas trop d’éléments superflus (ce qui est une très bonne chose).

Fever – Version française prolonge notre plaisir dans une ambiance un tantinet plus festive, particulièrement au refrain. Celui-ci est ponctué de «ooh-ooh» très pop-folk en background qui, mélangés à une musique plus rock, sont très efficaces. Honnêtement, on vous met au défi de ne pas avoir envie de la chanter après l’avoir entendue.

On continue avec Flashing Light – Version française et I, qui se font toutefois plus lassantes, surtout à cause de leur ambiance électro sans mélodie intéressante. L’idée n’est pas mauvaise, mais elle est certainement mieux exploitée juste après dans Changes, qui met de l’avant une mélodie plus riche et accrocheuse. Tout comme la précédente, WAYN – Version française a quelque chose de bien agréable à écouter, et c’est particulièrement après 1min50 que notre intérêt va se décupler, grâce à une mélodie toute simple qui, naturellement, fait du bien.

Love You in the Dark vient rejoindre une fibre plus accessible, plus pop qui accroche assez rapidement, tout comme Voices Version française qui, vraiment, en met une coche de plus côté accessibilité. Sans dire que c’est un peu trop simple, il y aurait pu y avoir une recherche plus élaborée au niveau de la mélodie pour trouver une ligne vocale plus complexe. Cela dit, la chanson reste excellente et demeure l’une de celles qui ressort le plus de l’album avec Turn Back Time, même si cette dernière est très incohérente par rapport à ce qui a été entendu jusqu’à maintenant. Pour je ne sais quelle raison, ce changement plutôt drastique de ton ne perturbe pas plus que ça l’écoute… ça doit être parce que c’est bon!

Avec un doux Épilogue qui vient conclure le tout, on peut dire que ce dernier opus de Final State rassemble un paquet de bons titres qui font du bien à notre petit cœur francophone. Bien sûr, on sent par moments que les morceaux ont été retravaillés pour être chantés dans la langue de Molière (souvent, il y a un mélange des deux langues dans une même chanson), mais on donne un gros 10 sur 10 pour l’effort qui donne un résultat assez convainquant. Certainement un album à se procurer, si ce n’est déjà fait.

L’album est disponible sur Bandcamp.

À écouter : Fever – Version française, WAYN – Version française, Turn Back Time

7,8/10

Par Audrey-Anne Asselin

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