Fossiles – Charlène Blanchette

Sorti le 29 septembre 2017

Auteure-compositrice-interprète assumée comme il s’en fait peu, Charlène Blanchette nous présente sa pop paillette (comme elle aime elle-même le dire) avec plaisir et confiance. Dans des textes habilement ficelés, elle offre une musique francophone légère et sans prétention qui se rendra sans doute jusqu’à vos écouteurs.

Le EP Fossiles débute avec la chansons-titre qui est aussi aisément la favorite du lot. Sûrement pas un hasard qu’elle se retrouve au tout début pour nous laisser tout de suite goûter aux mélodies sucrées qui nous séduisent sans perdre de temps. Avec des paroles pas trop engagées, Charlène Blanchette réussit à nous convaincre que ses textes valent la peine d’être entendus aussi bien que sa musique rayonnante à plusieurs égards. Notons également les arrangements de Gabriel Desjardins (qui assume également la préproduction du mini-album en plus des claviers), qui sont d’un équilibre parfait avec la voix.

Drôle de lancée pour la deuxième piste de l’opus, Gitane, alors que l’on se croit en plein milieu de l’album Fusée d’Ariane Brunet. Une fois le lien fait, on se doit d’oublier la subtile ressemblance entre les deux artistes pour plonger dans l’histoire de cette femme et de ces déboires amoureux. On aime le rythme plus audacieux du morceau qui ose explorer des sonorités plus électroniques mettant davantage la voix en valeur. Et, disons-le franchement, le refrain est un sacré (bon) ver d’oreille!

Il a pris son fusil se fait entendre juste après. L’intro à la «vieux film western» nous prépare tout de suite à quelque chose de différent, alors que la progression mélodique nous semble étrange aux premiers abords. Il nous suffit de quelques écoutes pour s’y habituer et apprécier pleinement le moment.

Petite déception par contre pour la deuxième partie du EP qui se termine avec deux morceaux plutôt ordinaires, à commencer par Macarons. C’est difficile de comprendre comment on peut en arriver à un texte aussi «nono» alors que l’on a pu entendre de très belles choses juste avant; un petit manque d’imagination, peut-être? Ça arrive. On oubliera simplement rapidement la chanson à la mélodie quelconque et somme toute assez décevante. On se reprend un peu avec la cinquième et pièce finale du disque, Mes meilleures cartes, qui malgré ses rimes faciles (J’vais jouer mes meilleures cartes / Pour que jamais tu t’écartes) a le mérite d’être accrocheuse et un tantinet plus pop rock, ce qui n’est sans déplaire.

Conclusion? Très bonnes trois premières chansons, que nous nous repasserions sans hésiter! On pourrait dire sans trop se mouiller que Charlène Blanchette ne saura pas tarder à être entendue sur les ondes radio francophones (et devrait l’être). L’auditoire est large pour ce qu’elle a à offrir et un peu de fraîcheur pop dans ce vent de folk qui n’en finit plus nous ferait tous le plus grand bien!

(Mention à la pochette du EP qui est pas mal cool!)

À écouter : Fossiles, Il a pris son fusil

7,8/10

Par Audrey-Anne Asselin

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