Rock, Paper, Scissors – Max Comeau

Sort le 1er décembre 2017

Chanteur et guitariste, Max Comeau navigue dans un registre folk rock aux refrains qui se veulent très accrocheurs. Il s’est d’ailleurs surpassé en travaillant sur son deuxième album solo, Rock, Paper, Scissors, qui semble avoir un très beau potentiel radiophonique.

Dès Walk On, on entend la formule de Comeau : une musique agréable qui appuie une voix chaleureuse et ses mélodies simples, mais accrocheuses. On a l’impression que la chanson nous est familière, mais on ne met pas immédiatement le doigt sur la raison. Ça se précise dans Good for a Song : on a l’impression d’entendre une énergie similaire à celle de Bryan Adams.

Plus folk, la chanson-titre Rock, Paper, Scissors présente un côté plus feutré à Max Comeau, qui lui convient presque aussi bien, malgré certaines longueurs. On ne se plaindra pas lorsqu’arrivera When to Walk Away et son énergie plus irrévérencieuse. On trouve ensuite un juste compromis entre la douceur et le rock avec la très belle The Time We Had. Par contre, on s’égare un peu avec Just One of the Boys, pour ses percussions trop en évidence et son hook qui semble plus forcé. Et on ne sait pas trop quoi penser de Call Me Next Time, qui exploite amplement l’ajout de l’harmonica et d’une choriste, mais où le build-up tarde à venir. Au moins, le dernier quart de la chanson justifie un peu l’attente!

Imaginary Lover propose une power ballade piano-voix qui n’est pas sans rappeler certains plaisirs coupables composés dans les années 80. S’ensuit l’assumée We Are Strangers, qui frappe en plein dans le mille dans le refrain. Puis on conclut cet album d’un peu plus de 40 minutes avec Suppose I Told You, une autre chanson qui aurait pu être écrite par Bryan Adams tellement elle se rapproche de son style.

Les forces de Max Comeau sont évidentes ici : son rock est bien dosé et il est à l’aise avec les mélodies fortes. On sent que ses influences ne sont pas très loin, mais c’est tellement assumé que ça viendra en chercher plusieurs, soit par nostalgie, soit parce que, pour vrai, c’est bien fait. Ceci étant dit, on se demande si l’album Rock, Paper, Scissors aura droit à une aussi belle visibilité que s’il était sorti quelque chose comme 30 ans plus tôt.

À écouter : When to Walk Away, Imaginary Lover, We Are Strangers

7,8/10

Par Olivier Dénommée

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