Woodn Bones – Clint Slate

Sorti le 29 novembre 2017

Le projet entourant l’album Woodn Bones de Clint Slate est assez peu commun : enregistré dans un théâtre à l’aide de huit musiciens et d’une chorale et, surtout, en une seule prise, cet album nécessitait énormément de préparation et de précision. L’audace ne s’arrête pas là, puisqu’il mélange des chansons rock à des titres plus folk sans discrimination.

C’est au piano que Runaway démarre doucement. La voix vient peu après avec une mélodie mélancolique, plutôt réussie. On change de registre en milieu de chanson pour quelque chose de plus groovy, mais tout aussi bien ficelé. Entrée en matière très réussie! Flowers semble reprendre la même recette, débutant avec une belle douceur. Cette fois, c’est dans le dernier tiers que ça pète, avec en bonus un saxophone aux fortes tendances jazz.

On change de registre avec l’énergique et chargée Dead of Night. On retiendra surtout les harmonies vocales fortes qui résonneront l’essentiel de la chanson. S’ensuit la belle power ballade Unity. Elle souffre de quelques imprécisions dans certains chœurs (c’est un des premiers bouts où on finit par se souvenir que c’est enregistré en une prise, ce qui explique les faiblesses de la chanson), mais dans l’ensemble c’est une autre chanson fort intéressante.

C’est à Blackmail qu’on change de registre, avec une blues rock beaucoup plus lourd. Pas désagréable, mais on sent que ce n’est pas le registre de prédilection de Clint Slate, contrairement à la douce The Last Laugh, qui nous séduit rapidement les oreilles. Mention aux belles harmonies entendues dans Soul & Bones juste après. Elle est suivie des légèrement clichées Long Way from Home et Above the Moon (on dirait qu’on les a entendues mille fois, malgré la petite surprise de Above the Moon). L’album se terminera enfin avec The Wave, qui revient à la douceur une dernière fois. Toutefois, petit bémol : comme il y a déjà eu de très belles chansons lentes, celle-ci semble un peu fade. Ce n’est donc pas celle qui aurait eu intérêt à terminer l’opus si on voulait laisser une bonne impression. Dommage!

L’album Woodn Bones de Clint Slate semble mieux ficelé au début qu’à la fin, alors qu’on a peut-être commencé à faire le tour avant d’arriver au bout de ses 37 minutes. C’est un exemple assez courant d’album qui commence en force, mais qui n’arrive pas tout à fait à maintenir l’attention jusqu’à la fin. Cela n’enlève rien au travail précis et méticuleux qu’a nécessité son contexte d’enregistrement, mais une fois qu’on a apprécié cette audace, on ne retient que les chansons vraiment accrocheuses, qui se trouvent presque toutes en début d’album.

L’album est disponible sur Bandcamp.

À écouter : Runaway, Dead of Night, The Last Laugh

7,1/10

Par Olivier Dénommée

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