Playing House – Common Holly

Sorti indépendamment le 8 juin 2016
Nouvellement sorti le 23 octobre 2017

Brigitte Naggar, plus connue sous son nom de scène Common Holly, est une Montréalaise d’origine new-yorkaise qui verse dans un indie folk sombre, mais drôlement envoûtant. Cela lui a valu l’attention du label australien Solitaire Recordings, qui a (re)lancé son album Playing House, alors que l’opus circulait depuis juin 2016, mais de façon indépendante. C’est pourquoi on mentionnait déjà cet album comme étant un incontournable de la Liste de Noël 2016 de Poulet Neige (on est visionnaire de même). Maintenant, écoutons-le plus attentivement!

If After All fait un peu office d’intro à l’album, explorant diverses sonorités, toutes plus convaincantes les unes que les autres. Ses 3 minutes suffisent à envoyer un message clair : «Attelez-vous, ce sera un album éclectique», semble-t-elle nous prévenir. Elle fait bien! Nothing, juste après, y va d’un petit folk qui laisse toute la place à sa belle voix. Même chose pour Devil’s Doubt, qui présente une progression plus sombre, mais qui est franchement à donner des frissons.

Après cette série d’excellentes pistes, il semble qu’on ralentit quelque peu la cadence pour la prochaine portion d’album : In My Heart laisse un peu plus tiède, malgré une montée très réussie en seconde moitié de chanson, alors que Lullaby (avec Jean-Michel Blais au piano) manque d’un petit quelque chose, possiblement au niveau de la mélodie, pour être accrocheuse.

Common Holly reprend ses moyens dans The Rose, où elle assume sa mélodie indie pop sombre, sur une musique plus lourde. C’est encore plus assume et encore plus puissant dans la chargée The Desert. Ça tranche d’autant plus avec la chanson-titre Playing House, qui suit avec une formule guitare-voix au début. L’instrumentation se remplit par la suite avec un build-up intéressant dans la dernière minute, mais ça reste tout de même, somme toute, plus discret. Cela nous amène déjà à la 9e et dernière piste, New Bed. Après un début a capella, on évolue vers un folk doux où la voix de Common Holly continue de nous bercer. Ce bref album de 30 minutes passe trop vite, mais s’écoute drôlement bien en boucle, alors on peut difficilement s’en plaindre! Même les morceaux plus «faibles» de l’opus ne le sont que lorsqu’ils sont comparés aux chansons incontournables de Playing House.

Que dire sur l’album, si ce n’est que l’artiste fait déjà preuve d’une immense maturité et d’un talent indéniable? Common Holly explore différentes sonorités, et se les approprie toutes avec un naturel déconcertant. Certaines expériences entendues ici ne sont pas sans rappeler l’approche de Feist. On ne peut que souhaiter d’entendre, très bientôt, une suite à cette magnifique sortie qui fait du bien tout en nous balançant ses émotions pourtant très «grises».

L’album est notamment disponible sur Bandcamp.

À écouter : Nothing, Devil’s Doubt, The Desert

8,3/10

Par Olivier Dénommée

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