Les corps infinis – La Bronze

Sorti le 3 novembre 2017

Après un premier album complet en 2014 et un EP en 2016, La Bronze a lancé son deuxième long jeu en novembre. Son approche entre pop-rock et électropop n’a pas particulièrement changé, mais ceux qui se souviennent de chansons plus énergiques découvriront un opus pas mal plus doux avec Les corps infinis.

Canicule démarre minimalement avec un petit beat qui prendra de l’ampleur. Ce n’est pas sans nous rappeler Shut Up des Black Eyed Peas. Lorsque la voix de Nadia Essadiqi se fait entendre, on passe complètement ailleurs : le refrain a quelque chose de puissant et de très accrocheur, qui augure très bien pour la suite. S’ensuit une On danse par en dedans très spéciale (notamment dans les thèmes), mais qui offre un très beau build-up. Cratère et Vertige réussissent encore mieux à combiner une montée efficace et des mélodies accrocheuses sur une instrumentation inspirée. De très belles choses pour les oreilles!

La chanson-titre Les corps infinis vient ensuite, avec un côté plus pop qui lui va somme toute très bien. Le ton change pas mal avec Je n’ai plus peur de l’hiver, mais particulièrement avec Khlakit fkelbek, qui n’est pas chantée en français. Juste après, Beaux se prend drôlement bien, avec une approche musicale qui semble familière. La portion finale de la chanson, avec la chorale d’enfants, frappe particulièrement fort. Si fort que l’on peinera à entendre d’autres chansons aussi accrocheuses d’ici la fin de l’album. La seule qui sort un peu du lot est Promis juré, qui marque par un build-up notable, tout en étant loin d’atteindre le même niveau des meilleures pistes de l’album. Un meilleur équilibre dans les forces aurait rendu l’album plus intéressant à écouter jusqu’à la fin.

Que retient-on de cet album de 42 minutes? La Bronze a toujours la touche pour les chansons accrocheuses, mais celles-ci sont peut-être moins upbeat que ce à quoi on s’attend d’une sortie pop. L’album demeure très agréable à écouter, et s’apprécie autant attentivement qu’en musique de fond. Le seul prérequis est d’apprécier son registre, chose qui gagne continuellement du terrain depuis quelques années, pour notre plaisir.

L’album est disponible sur la page Bandcamp de l’artiste.

À écouter : Cratère, Vertige, Beaux

7,8/10

Par Olivier Dénommée

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