Coconut Christmas – The Lost Fingers

Sorti le 3 novembre 2017

«Vous n’avez pas déjà critiqué l’album de Noël des Lost Fingers l’an passé?», demanderont les lecteurs les plus assidus. La réponse est oui, nous avons effectivement critiqué Christmas Caravan, à peu près dans les mêmes dates. Ceci étant dit, le groupe semble s’être découvert un créneau des fêtes, puisqu’il répète l’expérience avec Coconut Christmas, deuxième album de Noël en deux ans.

Un certain éclectisme nous avait frappé avec le précédent opus. C’est aussi vrai pour lui. On commence avec la pièce-titre Coconut Christmas. Le mélange est bizarre : la composition semble être un hybride entre la country pop et le nouveau son de Paramore, deux choses auxquelles on ne tient pas à associer The Lost Fingers.

On passe ensuite à un classique, Feliz Navidad. Une chanson surutilisée qui a mal vieilli en général, si vous voulez mon avis. C’est encore plus vrai quand l’interprétation manque de mordant, ce qui est le cas ici. Le groupe aurait été capable de mieux en s’éloignant des trop nombreuses versions quétaines. Le petit «solo» de guitare ne suffit pas à récupérer la chose. On se reprend légèrement dans Santa’s Lost His Mojo, qui attire notre attention avec quelques bonnes lignes d’orgue, mais aussi un passage hip hop qui nous prend par surprise, puis avec l’énergique Have a Holly Jolly Christmas.

Le groupe se lance dans la musique indienne avec une interprétation de God Rest you Merry Gentlemen. Sans être mauvaise, on peine à s’imaginer The Lost Fingers faire ce genre de musique, mettant en vedette Hindole Majumdar. Le groupe se reprend ensuite avec deux interprétations bien dosées : New Years Day (U2) et Last Christmas (Wham!). Ces deux reprises permettent d’entendre que ce The Lost Fingers fait de mieux.

It’s a Marshmallow World tente une percée reggae, alors que Toyland peine énormément à lever. On fait ensuite appel à la chanteuse Cyrille Aimée pour prêter sa voix à Sleigh Ride, une collaboration réussie. Par contre, Blue Christmas et Jingle Bell Rock (avec Robin Nolan pour la seconde piste) laissent plus tiède. Reste La cuisinière pour la fin de l’album… quel mauvais choix! Si on veut du trad cliché comme tout le monde sait le faire, on n’écoutera pas The Lost Fingers! À oublier.

Est-ce parce qu’on est saturé des albums de Noël, ou simplement parce que celui-ci n’est pas particulièrement bon, mais il ne laisse clairement pas un si bon arrière-goût. Quelques chansons s’écoutent bien, mais il n’y avait franchement pas matière à faire un deuxième album de Noël si vite après la précédent!

À écouter : New Years Day, Last Christmas, Sleigh Ride

6,6/10

Par Olivier Dénommée

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