Hurt Somebody – Noah Kahan

Sorti le 12 janvier 2018

Jeune auteur-compositeur-interprète américain, Noah Kahan fait de la musique depuis sa tendre enfance. Adolescent, c’est la publication en ligne de certaines de ses chansons qui le font connaître, dont le single Young Blood. C’est le 12 janvier dernier qu’il se lance enfin avec la parution d’un premier EP, Hurt Somebody, qui réunit quatre titres originaux de style folk-pop.

Le tout est lancé par Hurt Somebody, chanson-titre du mini-album. Dès la première ligne musicale, on le sait : la voix de Noah Kahan n’a rien d’unique et ressemble à tous ces timbres nasillards et à l’aise dans l’aigu que l’on entend depuis quelques années dans tous les morceaux de type folk-pop. La mélodie est jolie, soit, mais rien qui ne m’aurait fait plus plaisir que de me laisser surprendre et, vraiment, la totalité de l’album n’a rien de surprenant, et je dirais même qu’il a tout de prévisible.

On poursuit avec Catastrophize dans laquelle, déjà, on peut entendre un peu plus de strates instrumentales intéressantes, surtout au niveau des percussions. Encore rien de très impressionnant, mais on sent définitivement quelque chose se passer avec les courts solos de guitare électrique et la section rythmique électro qui se laisse aller de temps à autres. Mais là, arrive le refrain, ce fameux refrain qui au final nous laisse presque croire qu’on est en train de réécouter la première track du disque. Décevant… c’est le moins qu’on puisse dire.

Juste après, Passenger n’est pas trop mauvaise. On devine une bonne volonté et on prête une oreille attentive aux paroles qui sont davantage mises en avant dans cette pièce plus douce et dans laquelle la voix est plus présente (ou du moins, c’est l’impression qu’on nous donne). Noah Kahan compose des textes plutôt introspectifs en général, et ça marche bien. Il n’a certainement pas l’âme d’un grand poète, mais on ne note rien d’outrant en l’écoutant délivrer ses textes.

Normalement, c’est Please qui aurait dû clore le EP (et honnêtement, ça aurait été très bien ainsi), mais pour une raison obscure, on a plutôt (re)placé la chanson-titre Hurt Somebody à la toute fin. Après plusieurs écoutes, on confirme qu’il s’agit bien de la même piste répétée. C’est l’incompréhension totale, et surtout on se demande : quel est le but? On aurait au moins pu nous offrir une version allongée, acoustique ou du moins revisitée plutôt qu’une copie conforme. Quelle déception… Mais pour revenir à Please, il s’agit probablement de la meilleure pièce du mini-album. Les différentes sections musicales la rendent particulièrement jolie et nettement plus captivante que les autres morceaux, excessivement prévisibles.

Ça n’aura pas pris une tonne d’écoutes pour avoir hâte de passer à un autre album. Même s’il semble charmant aux premiers abords, Hurt Somebody nous donne l’impression qu’il est constitué d’une unique chanson pendant 17 minutes. Vous comprendrez que même les plus grands adeptes de pop folk s’en lasseront bien assez vite et qu’il leur vaudra mieux se concentrer sur des artistes qui savent composer un peu plus minutieusement et habilement.

À écouter : Passenger, Please

5,6/10

Par Audrey-Anne Asselin

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