Super Lynx Deluxe – Galaxie

Sorti le 2 février 2018

Le cinquième album du groupe rock Galaxie était une des sorties très anticipées du début de 2018. Appelé Super Lynx Deluxe, cet opus offre un rock lourd et saturé, avec de nombreux éléments électroniques, voire des influences évidentes des Beastie Boys. La question : est-ce que ça passe le test?

Dès la chanson-titre, on nous fait savoir très clairement à quoi on aura affaire pendant 33 minutes. On aime ou on n’aime pas. De notre côté, l’absence de nuances et de mélodies fortes en fera vite pencher plusieurs (dont l’auteur) dans le second camp. Surtout que les pistes suivantes, Phénoménal et Magie magie, sont autant sinon plus agressantes encore. Galaxie n’est pas reconnu pour sa douceur, certes, mais cela ne l’oblige pas à nous violer les oreilles pendant une demi-heure. Bref, le début de l’album laisse un drôle d’arrière-goût. On se sent très loin de l’album Tigre et diesel.

Première accalmie : LaLaLa, qui laisse entendre un côté plus planant, malgré une batterie et un clavier hyperactifs par moments. C’est aussi un des rares moments de l’album où on sent qu’Olivier Langevin a trouvé une mélodie à chanter. Il était temps! Ceci étant dit, une intensité presque industrielle revient à la charge avec Big Ass Bloody Ceasar. Peut-être parce que l’on s’est fait à l’idée ou parce qu’elle est mieux dosée, cette chanson passe (un peu) mieux que les premières. Coïncidence intéressante : ces deux chansons sont les seules avec aux percussions la participation d’Élage Diouf. Poursuivons avec MDMA, un des seuls morceaux lents de l’album.

Le riff de Jujube laisse entendre une belle vibe, qui est toutefois un peu gâchée par une tentative de build-up plus ou moins réussie. Car pour construire quelque chose, c’est beaucoup plus facile quand on n’est pas dans le tapis en commençant. Tant pis! O XO OOXO surprend en laissant la parole à Karine Pion, mais il ne suffit pas de changer de chanteur pour qu’une mélodie intéressante apparaisse. Bien essayé, quand même! La fin d’album consiste en la très intense Manitou, puis à la conclusion presque spirituelle de Barabbas.

Pour un album aussi bref, il est drôlement difficile à ingérer, cet opus! On sent que Galaxie essaie de nouvelles choses, de nouvelle directions, et que celles-ci lui réussissent plus ou moins ici. La plus grand erreur a été, à nos oreilles, de mettre ses pires chansons en tout début d’album. Sinon, en général, le manque de subtilité dans le mixage, le peu d’effort mis dans la voix (ou même dans les paroles, a-t-on l’impression) et aussi le peu de guitares qui ont pourtant fait la renommée de Galaxie sont les éléments récurrents qu’il valait la peine de mentionner.

L’album peut être entendu sur Bandcamp.

À écouter : LaLaLa, MDMA, Jujube

6,4/10

Par Olivier Dénommée

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